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Entre fébrilité et appréhension

Le nouveau centre communautaire n'accueillera pas tous les organismes de Bordeaux-Cartierville.<@ Photo: (Photo : Sylvain Gagnon)
Le nouveau centre communautaire situé sur boulevard Henri-Bourassa constituera un point de rencontre essentiel pour le quartier. Les changements qu’il annonce suscitent autant de fébrilité que d’appréhension. Petit sondage auprès de quelques-uns des animateurs locaux les plus caractéristiques.

À six mois du déménagement vers le 1405, rue Henri-Bourassa Ouest, on ne ressent pas de tension particulière au centre communautaire dit centre l’Acadie, situé au 2005, rue Victor-Doré.

«Pour nous, il n’y a pas de problèmes particuliers», indique François Richer, du Conseil local des intervenants communautaires de Bordeaux-Cartierville (CLIC). «Nous avons besoin d’un espace de travail et c’est ce qu’on nous propose», précise-t-il.

Dix organismes, sur les seize qui ont élu domicile au centre communautaire actuel, sont certains de leur nouvelle adresse.

«Nous aurons plus de place pour nos 11 employés à temps plein», croit Michel Chalifour, de la Table jeunesse. «Nous allons garder nos trois projets au même endroit», annonce-t-il. La Table jeunesse Bordeaux-Cartierville a la responsabilité du projet Un milieu ouvert sur les écoles. Ce dernier avait été annoncé parmi les programmes qui demeureraient au 2005, Victor-Doré, tranformé en école. «Nous allons voir avec la CSDM si nous pouvons avoir des lieux de stockage de matériel, mais nos projets seront rassemblés au même endroit», note-t-il.

«On est content, les locaux sont neufs et on aura l’air conditionné», se réjouit Sonia Ortchanian. Celle qui préside aux destinées du Foyer de la danse craint toutefois le manque d’espace. «Nous avons 125 personnes inscrites et nous disposons de deux salles de classe pour la pratique», souligne-t-elle. «Nous devons voir avec l’architecte pour la répartition des nouveaux locaux», s’inquiète-t-elle. «Je ne pense pas que nos membres vont nous quitter à cause du changement d’adresse, mais il faudra certainement tout réorganiser», annonce-t-elle.

«Nous partageons 5 salles notamment pour les cours de francisation. Une salle est consacrée aux autres activités : cafés-rencontres, naturopathie, etc», énonce Maysoun Faouri, directrice générale de Concertation-femme. «Il y a 25 personnes qui travaillent pour notre organisme», explique-t-elle. «Je ne voudrais pas voir partir des collaboratrices faute de place», s’alarme-t-elle.

Incertitudes

Pour les clubs d’âge d’or Bona Alegria et Le mirage ainsi que le centre hellénique des personnes âgées, l’arrondissement est toujours en quête de locaux qui peuvent les recevoir.

Loisirs de l’Acadie, la Joujouthèque de la maison des parents et Cadet 977-La Dauversière, sont assurés de demeurer au centre l’Acadie jusqu’en septembre. Au-delà, l’incertitude demeure.

Le rêve

Même pour les dix organismes relogés, il faudra chercher encore des solutions dans cinq ans.

«Ce serait bien d’en finir avec le temporaire», indique François Richer, évoquant le projet de Maison des citoyens. «On voit cela comme un lieu de rassemblement ouvert, avec un café et une salle polyvalente qui permettrait les rassemblements de citoyens et la tenue de spectacles», décrit-il. «Il n’y a pas de salle de spectacle à Cartierville», relève-t-il. «Mais nous n’en sommes même pas au stade du projet», admet-il

«On voudrait un lieu de rassemblement où les gens pourraient venir sans rendez-vous», espère Maysoun Faouri. «Une maison des citoyens avec un espace pour la culture ou alors, pourquoi pas un lieu dédié uniquement à la culture», suggère Sonia Ortchanian.

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