Les Noirs se souviennent
Pour sa 22e édition, l’événement aura pour thème «Il est temps! / Now it’s the time!». Du 1er au 28 février, la population pourra profiter de plus de 800 activités qui se dérouleront principalement dans la métropole. Des prestations musicales de Karim Ouellet ou de Mélanie Renaud, des expositions telles que Haïti-Chaos et quotidien du photographe Benoit Aquin, des conférences comme Partir pour rester: histoire de la communauté haïtienne du Québec ou encore le spectacle 100% cacao de l’humoriste Dorothy Rhau seront présentés.
Poursuivre le combat
Malgré le message d’espoir lancé par le leader du mouvement de défense des droits civiques des Noirs aux États-Unis, les communautés noires doivent encore livrer des combats, estime le président de la Table ronde du Mois de l’histoire des Noirs, Michael Farkas.
«Nous ne devons plus être considérés comme des citoyens de deuxième classe. L’injustice et la discrimination existent encore pour l’emploi ou le logement. C’est très subtil aujourd’hui, mais ça arrive», affirme-t-il.
Celui-ci croit aussi que d’autres problèmes peuvent mettre des entraves aux jeunes issus de communautés noires. «Nos prisons sont encore trop engorgées par nos jeunes et il y a trop de garçons et de filles venant de nos communautés culturelles qui succombent au décrochage scolaire. Tant que ça ne sera pas réglé, je crois qu’on va avoir beaucoup de travail à faire», poursuit-il.
Cependant, M. Farkas tient à souligner que «plusieurs sont éduqués et occupent des postes intéressants» et que bien des jeunes réalisent des projets et servent de modèle pour leur communauté. Selon lui, les communautés noires ont besoin, entre autres, d’une meilleure représentation politique.
Pour le conseiller municipal Frantz Benjamin, le Mois de l’histoire des Noirs «permet de mettre en valeur l’apport des communautés noires à notre société et de jeter un regard éclairé sur les façons de promouvoir la tolérance».
Programmation complète: moishistoiredesnoirs.com