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Protéger nos enfants des cyberproblèmes

Lafrenière-Cotnoir Mathilde - TC Media
«Ce que les cyberprédateurs veulent, c’est un enfant. Ce sont de vrais chasseurs. Ils essaient par tous les moyens possibles d’en attraper un. Et ils réussissent toujours… » Tels sont les mots alarmants de la vice-présidente d’Optimist International, Claire Labrèche, lorsqu’elle parle des cyberprédateurs. Cette Ahuntsicoise propose des rencontres aux parents et aux adolescents afin de contrer les problèmes de cyberintimidation. Une rencontre pourrait d’ailleurs avoir lieu sous peu.

Un enfant passe en moyenne sept heures et demie par jour devant un écran. Les cyberproblèmes sont donc multipliés. «Avec l’arrivée de toutes les nouvelles technologies, les problématiques ont augmenté de façon inimaginable, seulement en l’espace de trois ans! C’est pour vous expliquer comment c’est rendu grave», explique Mme Labrèche lorsqu’elle se rappelle des débuts du projet.

Les rencontres ont pour but d’aider les parents à faire de leurs enfants des cybercitoyens responsables. Lors d’une conférence, des conseils généraux sur le contrôle parental sont donnés. On parle des webcams, en passant par les bavardoirs (chat) et même les achats en ligne.

Presque toutes les nouvelles technologies sont scrutées. Avec des vidéos, des documents, la rencontre est complète. «Nous, on ne dénonce pas. On montre comment et où dénoncer.» Selon Mme Labrèche, les trois quarts des parents présents ne connaissent pas ou peu toutes ces problématiques.

«Les enfants ont vraiment besoin d’aide. Ça s’en va en augmentant. Il faut juste apprendre à faire attention.»

Les cyberprédateurs : des experts

Ces prédateurs utilisent tous les moyens pour contempler leurs victimes. Ils savent comment prendre possession de l’ordinateur de l’enfant à distance et mettre en marche la webcam. Les enfants se font filmer à leur insu.

«Les cyberprédateurs aiment voir les enfants, les prendre en photo pendant qu’ils se font filmer.»

Selon Claire Labrèche, il y a 100% des chances qu’un jeune rencontre un cyberprédateur sur un bavardoir privé (chat).

N’importe quelle information donnée au prédateur peut faciliter le repérage. Claire Labrèche donne un exemple : «Lorsqu’un enfant est sur l’ordinateur en pleine après-midi, le prédateur peut lui demander pourquoi il n’est pas à l’école. Si le jeune dit que son école est fermée en raison d’une tempête, le prédateur pourra chercher quelles écoles sont fermées ce jour-là.» Tous les moyens sont bons pour ces chasseurs sur le web.

Pour une demande de rencontre à Ahuntsic: claire.labreche@videotron.ca

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