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Les paysages québécois d'André Martin

Le photographe André Martin s’apprête à dévoiler les œuvres qui constituent sa troisième exposition: Un pays à découvrir, présentée jusqu’à la mi-mars 2013, au bureau de comté de Maria Mourani. Passionné de paysage, celui qui a arpenté tous les coins du Québec met en image des lieux inspirants de la Côté-Nord au Bas-Saint-Laurent.

Au total c’est 36 nouvelles photos – dont 18 portraits – en plus d’une sélection d’une vingtaine d’œuvres plus populaires, qui seront exposées dès le 21 septembre: un vernissage est d’ailleurs prévu. « J’aime beaucoup le Québec, je trouve que la nature que l’on y trouve offre une infinie de possibilité en photographie », indique celui qui se qualifie d’artiste plutôt vieille école. « Même si je suis passé assez rapidement au numérique – M. Martin souligne qu’il a dû transformer sa chambre noire en chambre d’enfants – je ne suis pas un adepte de la transformation de l’image, affirme-t-il, à propos des logiciels tels que Photoshop. « Rendu à ce niveau, ce n’est plus de la photo », complète l’artiste.

Justement la démarche photographique de M. Martin en est une résolument « sensuelle » au sens où ses images ont pour objectif d’évoquer quelque chose. « Certaines de mes photos sont extrêmement simples – M. Martin montrant une large photographie d’un champ enneigé, si typique de nos bords de routes québécois – mais justement parce qu’elle est à la limite banale, elle rappelle une multitude de souvenirs aux gens qui la regardent. »

Bien que la photographie soit un art de capture de lumière, l’Ahuntsicois la perçois aussi comme la saisie du moment: « C’est sûr que la lumière est superbe à 4 h du matin ou à la brunante, indique-t-il, mais il m’arrive de rouler en voiture et de m’arrêter pour prendre quelques essais, ces moments donnent souvent des résultats intéressants. »

La portée thérapeutique de la photographie

C’est par le bouche à oreilles que André Martin rencontre la plupart des modèles qui posent sur ses portraits. Avec l’expérience – celui qui est directeur d’école retraité –, remarque que la photographie se révèle être thérapeutique pour de nombreux modèles. « Grâce à la relation de confiance essentielle qui doit exister entre le photographe et le modèle, mais surtout grâce au produit fini, certaines personnes arrivent à aimer leur image, ou des aspects de leur corps », raconte M. Martin. « Les portraits aussi, c’est bien pour moi, parce que depuis que je suis retraité, je vois moins de monde », conclut-il à la blague.

L’exposition Un pays à découvrir et son sous-thème Gens du pays, sera présentée jusqu’en mars 2013 au 9880 rue Clark, bureau 100.

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