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Les projets à implanter sur le PPU Henri-Bourassa Ouest pourraient faire l’objet de référendum

Photo: Amine Esseghir/TC Media

Les opposants au PPU Henri-Bourassa pourraient bloquer les projets d’immeubles trop hauts lors de consultations référendaires. Toutefois, les lieux d’implantation des constructions à venir sont totalement déserts.

Lors de consultation publique du 3 novembre sur les détails du Plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) et du règlement de concordance du Plan particulier d’urbanisme (PPU) Henri-Bourassa Ouest, il a été clairement dit que certains projets ne pourraient être autorisés sans référendum.

«Les personnes appelées à voter sont les résidents des zones contigües aux projets», a expliqué Richard Blais, chef de division de l’urbanisme à l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville.

Pour Luc Villandré membre du comité citoyen «Stop la démesure» pour un développement équilibré d’Ahuntsic Ouest, exclue toute possibilité pour les citoyens de se prononcer sur les projets à venir même si la loi l’exige.

«Il ne pourra pas y avoir de referendums, puisque les zones touchant celles sur lesquelles on veut bâtir en hauteur sont inhabitées», dit-il.

Nathalie Cloutier, citoyenne d’Ahuntsic-Cartierville, très active dans le dossier du PPU, dénonce le découpage effectué par l’arrondissement des parcelles qui recevraient les immeubles les plus hauts. «On ne s’étonnera pas de constater que personne ne pourra voter autre que les lapins et petits rongeurs habitant lesdites parcelles»,commente-t-elle.

Au-delà de toutes les consultations sur le PPU, il faut savoir qu’aucun projet concret n’a encore été déposé sur le bureau de l’arrondissement.

 

IMG_4797Préserver les arbres autour du Loblaws

Deux citoyens se sont présentés au micro pour parler des arbres plantés il y a 15 ans autour du stationnement du Loblaws. Ils ont demandé ce qu’il adviendrait de cet écran végétal implanté entre les maisons de la rue Meilleur et les terrains du Loblaws. Cet espace pourrait un jour être développé en secteur résidentiel et commercial.

M. Blais a indiqué que le promoteur doit replanter les arbres qu’il doit abattre pour l’implantation de son projet.

Jean Lachapelle, résident des environs, a rappelé que cette coulée verte avait été mise en place à la demande des citoyens au moment de la construction du Loblaws. «Il faudrait une obligation de conserver cet écran végétal. Ce serait un crime de tout jeter à terre et de replanter ensuite des arbres.»

 

 

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