Ahuntsic-Cartierville
17:39 21 avril 2016 | mise à jour le: 22 avril 2016 à 16:02 Temps de lecture: 2 minutes

300 000$ pour la revitalisation de Gouin Ouest

300 000$ pour la revitalisation de Gouin Ouest
Photo: Archives/TC Media

Le boulevard Gouin Ouest, à Cartierville, bénéficiera d’une aide financière de plus de 300 000$ afin, notamment, de permettre aux entrepreneurs d’embellir leur devanture commerciale.

La portion du boulevard concernée est située entre la rue De Serres et le boulevard Laurentien. L’argent est octroyé dans le cadre du Programme réussir @ Montréal (PR@M)–Artères en chantier.

Sur la somme totale, 100 000$ seront versés à PME Montréal centre-ouest, l’organisme dédié au développement des affaires de ce secteur. Une aide sera allouée aux propriétaires de commerces pour embellir leur vitrine et pour financer des études de design.

Le PR@M–Artères en chantier est un soutien financier mis en place par la Ville avec une enveloppe de 13,9 M$. Il doit permettre de revitaliser sept artères de Montréal entre 2015 et 2017. Les personnes intéressées, représentées par une association, peuvent déposer leur demande.

«Nous avons répondu à tous les critères», s’est réjoui Harout Chitilian, conseiller de Bordeaux-Cartierville. L’élu a piloté le dossier et a soutenu le regroupement des commerçants depuis des mois. Ce rassemblement devrait constituer le noyau d’une éventuelle Société de développement commercial (SDC).

«J’ai toujours dit aux commerçants de se regrouper s’ils voulaient obtenir de l’aide», indique-t-il.

Un manque à gagner
La rue bénéficie déjà de plusieurs initiatives pour une revitalisation durable. Une enveloppe de 250 000$ avait été débloquée en 2015 grâce à divers programmes municipaux. Cette somme injectée sur trois ans est destinée à créer une signature artistique pour la rue, à installer une zone WI-FI gratuite et à aménager des aires de relaxation, entre autres.

Une étude économique présentée aux gens d’affaires du coin en 2015 indiquait qu’ils perdaient 90 M$ annuellement à cause de la faiblesse de l’offre commerciale.

Des projets comme les souks, sorte de foires locales, se tiennent aussi chaque été depuis deux ans pour animer l’artère.

Cette portion du boulevard Gouin avait connu son moment de gloire lorsqu’était ouvert le parc Belmont. À sa fermeture en 1983, les commerces ont commencé à décliner puis à déménager. Le plus emblématique d’entre eux, la pâtisserie De Gascogne, une destination montréalaise depuis 1957 et qui a quitté le quartier au début des années 2000.

Articles similaires