IDS-Verdun

Une designer d’intérieur devenue artiste

Photo: Gracieuseté

Insulaire de cœur, Beatriz Stanevitch, se dévoile à travers une première exposition «La force du geste». À travers la peinture en encre de Chine, elle joue sur les transparences, les opacités et les teintes de couleurs pour révéler son état d’âme.

La designer de formation manquait d’espace pour exprimer ses émotions et sa créativité. C’est en 2015 que Beatriz Stanevitch a réussi à trouver dans la peinture ce dont elle avait besoin.

«C’est parfois la solitude qui m’envahit et m’amène face à un tableau blanc prêt à peindre, d’autres fois je mets de la musique et cela m’inspire», explique l’artiste.

Une activité qui la passionne d’autant plus que Mme Stanevitch est aujourd’hui retraitée. Elle dispose du temps nécessaire pour améliorer sa technique et profiter des services d’un professeur de peinture, Catherine Laroche.

«La calligraphie, c’était la suite de mon travail de designer avec une maîtrise des traits et la coloration», raconte la peintre.

Se dévoiler
Depuis deux ans, les traits sont devenus plus grands pour finalement se retrouver sur des formats de 56 cm par 71 cm. Mme Stanevitch s’éloigne également du noir et blanc traditionnel pour ajouter de la couleur à ses peintures.

«Il faut avoir beaucoup de patience et une maîtrise parfaite des traits pour respecter la calligraphie chinoise, d’autant plus que l’encre de Chine est un médium qui ne se camoufle pas», précise-t-elle.

Cette première exposition est l’occasion de se dévoiler sous un nouveau jour et d’aborder la technique d’une façon qu’elle décrit novatrice.

«La toile « Rendez-vous », reprise dans l’affiche de l’exposition, contraste le noir avec les dorés et jaunes, séparés par d’autres couleurs plus douces. Ensemble, ils forment une rencontre avec ses forces et ses faiblesses», explique la peintre.

La douzaine d’œuvres exposées retrace son travail depuis 2015 jusqu’à aujourd’hui.

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