Un pont moins cher que prévu
Lors de la conférence de presse organisée par la Société des Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI) le 17 avril, Catherine Tremblay, ingénieure et directrice principale de projet pour la PJCCI, a confirmé que les coûts et le calendrier des travaux seraient non seulement respectés, mais devancés.
Alors que l’enveloppe budgétaire totale pour ce projet était de 125M$, la PJCCI parle maintenant d’une possibilité que ça ne coûte que 100M$, soit 25M$ de moins. «On est confiant que l’on sera même en-dessous de cette prévision», ajoute Mme Tremblay.
Pourquoi un écart élevé dans la planification du budget ? «Le marché de la construction en ce moment est très volatile – sans pointer le doigt vers la Commission Charbonneau – ça a fait en sorte que, de manière générale, dans le marché de la construction actuellement, au Québec, on voit quand même une baisse des coûts de construction», explique l’ingénieure.
Le lien n’est pas direct, mais la Commission Charbonneau a fait en sorte que la mise en chantier de projets et l’exécution de ceux-ci ont ralentis partout au Québec. «Un moment-donné, les entrepreneurs ont faim», soutient la directrice de projet. «Il ne faut pas juste miser là-dessus. Actuellement, nous avons des prix très, très compétitifs.»
Travaux achevés avant
En plus de respecter son budget, la PJCCI a dévoilé que le pont ouvrira avant la date prévue en 2015. «Ce qu’on prévoyait au départ, c’est que le raccordement se fasse en 2015», argue Mme Tremblay. «Là, on devance. La mise en service va être faite en décembre 2014. Par contre, il y aura des travaux de parachèvement qui vont se terminer au printemps 2015 – mais ils n’auront aucun impact sur la circulation.»
Rouillé, le pont ?
Lorsque l’on passe à côté de la structure déjà présente, on se rend compte qu’elle semble déjà rouillée. «Il ne faut pas oublier que le projet était de construire un ouvrage temporaire», démystifie Mme Tremblay. «Donc, ce qu’on a favorisé, ce sont des structures en palles blanches, en acier. On n’a pas mis des tôles qui sont peinturées ou galvanisées pour donner un look final.»
Il n’y a donc aucun risque pour la sécurité des automobilistes et ce n’est qu’une question d’esthétisme. «C’est un look rustique», blague la dame. «Ce n’est pas rouillé!»
Le mandat de la PJCCI était de construire une structure qui durerait 10 ans, mais on prétend que l’ouvrage pourra durer environ 25 ans.
Il est possible de suivre les travaux en direct en visitant le site Internet http://pjcci.ca/ponts-et-structures/nouveau-pont-jetee-de-lile-des-soeurs/