Le maire Parenteau regrette la banalisation des allégations
Prudent, le maire de l’arrondissement a rappelé les faits entourant l’octroi de permis de construction à L’Île-des-Sœurs, et le départ subséquent de cadres supérieurs qui n’avaient plus sa confiance. Le maire dit regretter la «banalisation» des allégations contenues dans le rapport du contrôleur l’an dernier.
Jean-François Parenteau a identifié deux volets au dossier: l’enquête criminelle et le volet administratif, qui a conduit Verdun à suspendre trois de ses hauts fonctionnaires en février dernier. L’Unité permanente anticorruption (UPAC) poursuit toujours son travail dans le dossier. À ce chapitre, le maire a assuré les médias qu’aucune perquisition n’avait eu lieu depuis qu’il est en poste.
Pour résumer les agissements des dernières années, le maire a précisé: «c’est la façon de travailler qui permettait aux entrepreneurs d’augmenter leur marge bénéficiaire». Jean-François Parenteau a parlé «d’un urbanisme créatif» de la part de l’arrondissement à l’époque, sans toutefois y voir malversations, pots-de-vin ou accusations contre des personnes.
Verdun aurait été privé de revenus de 1,5 M$ en raison d’une sous-évaluation des immeubles en construction sur la Pointe Nord, mais l’arrondissement a déjà récupéré un million de dollars, selon le maire, qui a parlé d’un «réajustement de la valeur réelle établie».
Affirmant que chaque projet est distinct, Jean-François Parenteau estime que «si un projet est conforme, c’est à l’arrondissement de mettre les limites. On a établi de nouveaux mécanismes et d’importants changements ont pu être appliqués au niveau du personnel et de la reddition de compte. Un processus de révision majeure de notre règlement d’urbanisme et une mise à jour du plan d’urbanisme sont en cours».
Rappelons que l’article publié dans Le Journal de Montréal, le 25 août, rapportait des irrégularités qui touchaient les coûts des projets et le coefficient d’occupation trop élevé pour l’espace disponible. On citait également trois étages non prévus au permis des tours du projet Evolo, et d’un stationnement qui devait être souterrain, mais qui est en surface.