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Hélène Pilote, personnalité du mois d'août

Pilote, un nom, semble-t-il, prédestiné pour cette gestionnaire pas comme les autres… Alors que le bourdonnement du personnel semble annoncer la rentrée scolaire au Collège d’informatique et d’administration Verdun-LaSalle (CIAVL), sa directrice me reçoit avec une petite gêne, une modestie qui pourrait presque faire oublier l’immensité de ses actions.

Originaire de la région du Lac-Saint-Jean, elle n’hésite pas à signaler une génétique familiale entrepreneuriale qui parcourait ses idéaux dès le plus jeune âge. Convaincante, elle signale qu’à l’âge de 6 ans elle savait déjà ce qu’elle voulait faire: «J’étais à l’école Notre-Dame-de-Lorette, une école de filles. Un jour, le prêtre m’a demandé ce que je voulais faire à l’âge adulte. Je lui ai répondu avec beaucoup d’aplomb mon désir d’avoir une entreprise, d’aider les gens dans le besoin sur la planète».

Elle commence par aller sur des chantiers de construction avec son grand-père dans l’entreprise familiale de construction civile. Elle ouvre ensuite une entreprise d’excavation avec son père et ses frères. Dans le même temps, elle suit un cursus universitaire en design. Diplômée, elle a son propre bureau en design d’architecture ainsi que deux boutiques. Hélène Pilote sourit, «pionnière de l’excavation, rattrapée par mon succès dans le design, j’ai dû faire une pause. C’est à ce moment que j’ai eu l’opportunité de devenir enseignante, ce choix de vie n’a pas été simple, mais aujourd’hui je suis très heureuse».

Enseignante dans les programmes de décoration intérieure et étalage puis en comptabilité, elle participe à de nombreux projets et se retrouve rapidement conseillère pédagogique à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB). Elle va grimper les échelons pour finalement diriger le CIAVL, et l’une de ses belles fiertés, Entrepreneuriat Marguerite-Bourgeoys. Cette entité offre à près de 6000 futurs entrepreneurs (cohorte 2013-2014), la formation nécessaire et les outils adéquats à ses futurs chefs d’entreprise.

Une femme au grand coeur

«Tous nos programmes dépendent du ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport, nous devons donc être très rigoureux, autant dans le suivi de nos élèves que dans le soutien de nos partenaires, notamment dans le cadre d’Entrepreneuriat Marguerite-Bourgeoys, et nous avons vis-à-vis de nos élèves un seul mot d’ordre: l’entraide».

Hélène Pilote ne faiblit pas à la tâche. Elle préfère l’ombre à la lumière, mais reste omniprésente sur le terrain pour rencontrer les partenaires et les élèves.

«Mon équipe, quels que soient l’entité et le domaine, est la meilleure au monde. Lorsque vous avez autant de partenaires, vous devez être proactif. J’étais dans l’industrie, je sais comment ils pensent, je sais ce qu’ils veulent et je connais leurs objectifs », assure-t-elle, avant de déclarer sa flamme sans retenue, «nous sommes là pour offrir du bonheur et un épanouissement professionnel, j’aime mon équipe et mes élèves ! Ils me le rendent bien.»

Verdun est à ses yeux un lieu idéal pour l’entrepreneuriat et souhaite une interaction encore plus importante avec le tissu industriel et économique de l’arrondissement. «Aujourd’hui, nous avons de nombreux partenaires de grande qualité, vingt-six au total, certains sont d’ici d’autres non, mais une chose est certaine, il y a de la place pour nos élèves dans les entreprises de services verdunoises.»

Approche communautaire et éthique

Alors qu’elle dirige la plus importante école entrepreneuriale au Québec, elle n’en oublie pas ses valeurs éthiques et communautaires.

«Nous avons dans nos murs une grande partie de Verdunois aux origines diverses offrant une richesse incroyable. Depuis peu, j’ai mis en place un programme d’éthique, de savoir-être, d’estime de soi pour tous», annonce-t-elle en insistant sur l’importance de ce volet.

Ses journées sont pleines de surprises et de problématiques et lorsqu’on lui demande ce qu’elle sort de son chapeau magique, sa réponse est immédiate «des solutions, toutes sortes de solutions, les seules choses que je trouve difficile à soutenir, ce sont les problèmes personnels et la santé des gens qui sont ici». Mais là encore, elle propose un geste d’affection, un moment d’empathie et pour les plus courageux une session de danse improvisée dans le collège. De quoi donner envie au plus grand nombre!

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