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La nouvelle vie de Thierry St-Cyr

Lors de l’élection fédérale du 2 mai 2011, Thierry St-Cyr perdait son poste de député de Jeanne-Le Ber aux mains du néo-démocrate Tyrone Benskin par plus de 10 000 voix. Par la force des choses, M. St-Cyr a donc du se tourner vers une autre carrière.

«C’est sûr que perdre une élection n’est jamais un bon moment à passer», confie M. St-Cyr, député pour le Bloc québécois pendant près de cinq ans dans Jeanne-Le Ber. «Mais en même temps, on s’en remet, il faut passer à autre chose.»

Diplômé en génie, Thierry St-Cyr hésitait cependant à renouer avec ce domaine. «J’ai une formation d’ingénieur, mais je n’étais pas sûr si je voulais retourner dans une tour à bureau, dans un cubicule devant un ordinateur, dit-il. J’aime le contact avec les gens et je crois que ça m’aurait manqué.»

C’est donc après une pause de quelques mois, durant lesquels il en a profité pour passer du temps en compagnie de son épouse et de ses enfants, que Thierry St-Cyr a complété la formation nécessaire pour devenir agent immobilier.

«Bien sûr, j’aime ‘‘la bâtisse’’ en tant que tel», explique celui qui se décrit comme un «bricoleur» et qui a déjà accompli plusieurs travaux de rénovations par le passé. «Mais, en plus, le côté humain de l’emploi, c’est-à-dire aider les gens à trouver un milieu de vie qui leur convient et dans lequel ils vont s’épanouir, est très intéressant.»

De plus, M. St-Cyr ciblera le secteur qu’il a représenté à la Chambre des communes en tant que politicien, ce qui selon ses dires lui donne un certain avantage.

«Ces cinq ans m’ont aidé à développer un bon réseau de contacts, en plus de me permettre de développer une connaissance très pointue des différents quartiers», dit celui qui travaille désormais pour l’agence Via Capitale Summum située à l’Île-des-Sœurs.

Bien que les avantages soient notables, croit-il que son passé en politique peut toutefois constituer un handicap pour sa nouvelle carrière qui regroupe un public aux allégeances diverses?

«Lorsque j’ai fait mon annonce sur ma page Facebook, la réaction a été excellente et ce, de la part de personnes de différents horizons politiques. En même temps, si des gens ne m’aimaient pas avant, à cause de mes positions en politique, je ne crois pas qu’ils m’apprécieront davantage maintenant», affirme-t-il, avec un côté philosophe.

Un volet accompagnement

En plus de son rôle de courtier immobilier, Thierry St-Cyr compte également offrir dans le futur un volet d’accompagnement aux nouveaux immigrants dits «économiques», principalement ceux provenant de France.

«Ce que je veux faire, c’est vraiment offrir un service à tous les niveaux, autant du côté exploratoire que préparatoire, jusqu’à l’achat d’une maison, explique-t-il. Il s’agit d’un service séparé de mon rôle de courtier, que j’offrirai en parallèle et qui, en même temps, le complète bien.»

De plus, l’ancien député connait bien la France pour y avoir étudié et séjourné par le passé à plusieurs reprises, ce qu’il considère un atout, compte tenu du service qu’il compte offrir.

«Connaissant bien la France et l’Europe, je crois que je serai bien placé pour expliquer les différences avec le Québec, aussi bien du côté économique que culturel, ce qui permettra à ces nouveaux arrivants de bien s’adapter ici. J’ai également un bon réseau de contacts là-bas, ce qui me facilitera la tâche et, je crois, me permettra d’offrir un bon service.»

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