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Le CDDIDS demande aux candidats de se prononcer

Le Comité pour le développement durable de L’Île-des-Sœurs (CDDIDS) a envoyé une lettre aux candidats provinciaux qui se présentent à Verdun et leur demande de se prononcer sur certaines questions. Le CDDIDS rappelle aux candidats qu’il souhaite la construction d’une deuxième école primaire à L’Île-des-Sœurs dans les meilleurs délais possible, mais s’oppose au choix du site proposé par l’arrondissement, la commission scolaire et le gouvernement du Québec, soit le parc de la Fontaine.

La situation déchirante vécue depuis la dernière année par les résidants résulte de deux facteurs, estime le CDDIDS dans sa lettre: «le vide législatif provincial existant quant à l’obligation des villes de fournir des terrains aux commissions scolaires et l’utilisation opportuniste de ce vide par le maire Trudel pour imposer la destruction d’un parc avec un projet improvisé et bâclé».

Toujours selon le CDDIDS, Le maire Trudel prétend que Verdun n’a pas les moyens d’acheter un terrain pour le céder à la CSMB afin d’y construire une nouvelle école primaire. Or, lors de la séance du conseil du 5 juin 2012, le maire a admis que Verdun avait des surplus accumulés de près de 14 millions de dollars, dont près de 4 millions ne sont pas affectés à un poste budgétaire précis. «Ces 4 millions sont donc libres pour acheter un terrain pour l’école. Il ne manque que la volonté politique pour le faire. La politique de la ville de Montréal évoquée par le maire qui l’empêcherait d’acheter un terrain n’existe pas dans les faits, le maire l’ayant d’ailleurs admis lors du conseil du 3 juillet 2012», précise Daniela Villatora du CDDIDS.

Vide législatif

Dans l’état actuel de la loi, les villes n’ont aucune obligation légale de planifier les réserves foncières requises pour les infrastructures scolaires. Il serait pourtant simple de leur imposer des objectifs en ce sens et de responsabiliser les élus municipaux en imposant aux municipalités en défaut l’obligation d’acheter les terrains requis, estime le CDDIDS.

«Une densification raisonnable et contrôlée ne doit pas se faire au détriment de la démocratie municipale ni au détriment de certaines parties du territoire (parcs, espaces verts, milieux historiques ou naturels)», ajoute Mario Langlois de cet organisme.

Le concept de «zone franche d’approbation référendaire» du projet de loi 47 permettrait à la ville de modifier le zonage de tout terrain, parc ou espace vert sans avoir à passer par un processus référendaire. «Ce concept de zone franche d’approbation référendaire en est un de «zone franche de démocratie» et est inacceptable», affirme Mario Langlois.

La protection des parcs et espaces verts prévue dans la loi actuelle est inadéquate, selon la lettre, puisque les villes trouvent les moyens de la contourner, parfois illégalement, au détriment de la qualité de vie des citoyens. «Croyez-vous qu’il est normal, qu’en 2012, on puisse préconiser la disparition d’un parc de voisinage, alors que tous parlent de développement durable, de protection des espaces verts, de responsabilité environnementale?», questionne M. Bernard Tessier. Dans le cas précis de l’article 89 de la Charte de la ville de Montréal, la protection des parcs et des espaces verts est pratiquement inexistante, ajoute les signataires de la lettre.

Le CDDIDS sollicite donc l’appui des candidats et souhaite qu’ils se prononcent clairement sur ces questions d’ici le 4 septembre.

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