Le Spectre du centurion
Pour son premier roman, sur lequel elle planche depuis déjà au moins dix ans, la Verdunoise Claire St-Cyr nous invite à découvrir la Rome antique et ce, à travers les confessions du fantôme d’un centurion à une archéologue vivant à notre époque.
«Depuis l’âge de quinze ans, je voulais écrire un roman, confie Claire St-Cyr. C’était en moi, mais c’est seulement en 2000 que je me suis mise au travail, que j’ai vraiment entrepris avec sérieux tout le processus.»
C’est ainsi que l’auteure de Verdun prit les grands moyens, en suivant un cours d’appoint en français au cégep, ainsi qu’un certificat en littérature à l’Université du Québec à Montréal. Elle voulait d’abord s’attaquer à un manuscrit portant sur des vétérans de la deuxième guerre mondiale, à partir d’une nouvelle qu’elle avait écrite lors d’un cours à l’université.
«Mon père était un vétéran; j’en ai également rencontrés et interviewés plusieurs, de la deuxième guerre mondiale et celle de Corée, dit-elle. Toutefois, à cause de la proximité, je trouvais ça émotionnellement lourd de traiter du sujet directement. C’est peut-être pourquoi j’ai décidé d’aller vers le centurion et l’Empire Romain, qui sont à une autre époque.»
Une recherche minutieuse sur le terrain
Afin d’écrire ce roman historique, mais aussi surnaturel qui se déroule sous la forme de confessions d’un centurion mort il y a plus de deux mille ans, Claire St-Cyr a également dû effectuer des recherches sur le terrain en Italie, où l’auteure a visité beaucoup de musés et de nombreux sites historiques.
«J’ai parlé à toutes sortes de gens, dont une archéologue qui parlait français et qui a gentiment répondu à toutes mes questions, et j’en avais beaucoup, dit l’auteure en riant. J’ai également pris un cours en histoire de l’art avec Monique Gauthier, une historienne et professeure renommée. Là encore, je posais beaucoup de questions; alors je restais après les cours.»
De plus, l’écrivaine est également entrée en contact avec plusieurs autres experts, archéologues et «reconstituteurs» historiques provenant du reste du Canada, des États-Unis, de Belgique et d’Italie, allant même jusqu’à recueillir des détails sur la composition des teintures des vêtements durant cette époque lointaine. Le récit contenant une part d’éléments surnaturels et de psychologie, Mme St-Cyr a également effectuée plusieurs lectures, recherches et interviews à ce sujet.
Après tout ce travail, est-ce que Claire St-Cyr pense déjà à son prochain roman?
«Écrire un livre, c’est comme accoucher d’un bébé, dit-elle en riant. Sur le moment, on veut juste que ça finisse, et on pense pas trop au prochain.»
«Mais en même temps, j’ai tellement de recherche sur le projet des vétérans que je dois retravailler dessus», ajoute celle qui croit toutefois que le projet ne prendrait pas nécessairement la forme d’un roman.
Le lancement du roman «Le spectre du centurion», de Claire St-Cyr, aura lieu le 1er août, à 19h, au Café Fréjus, 5810, rue de Verdun (coin Manning). Veuillez s’il vous plaît confirmer votre présence au (514) 765-8818 ou par courriel Claire.Stcyr@hotmail.com