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Le conseil d'arrondissement pris d'assaut

Alcaraz-Robinson Stéphanie - TC Media
Malgré une belle journée ensoleillée, il y avait foule sous le chapiteau lors du conseil d’arrondissement du 2 juillet au parc Elgar. Plusieurs citoyens ont célébré dans la joie la venue d’une nouvelle école primaire à l’île.

Suite à l’annonce du dépôt d’une mise en demeure du Comité pour le développement durable de L’Île-des-Sœurs (CDDIDS), une mobilisation s’est mise en branle sur les réseaux sociaux. Cette mise en demeure demande à la Ville et à l’arrondissement de ne pas signer d’entente ni d’émettre de permis de construction. Et ce, tant que la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys ne signe pas d’engagement.

Le maire de l’arrondissement, Jean-François Parenteau, a compris l’urgence. «Il n’est pas question pour nous de retarder une fois de plus les travaux et de repousser l’ouverture de l’école prévue en septembre 2015», a-t-il annoncé. Cette déclaration a été reçue par une salve d’applaudissements venant des nombreux membres de l’assistance. Lors d’une entrevue au Magazine, le maire s’est réjoui du déroulement du conseil et de l’appui des familles.

«Ça a permis aux gens de prendre une place dans la démocratie», a exprimé l’élu. «Comme il y a toujours un bon côté dans tout, ultimement, cette crise-là a amené les gens à venir se mobiliser et participer de façon massive au conseil.»

Il a d’ailleurs remarqué une activité accrue sur les réseaux sociaux, tels que Facebook et Twitter. «Pour certains, c’était leur premier conseil d’arrondissement», souligne-t-il, ajoutant qu’ils ont aimé leur expérience.

Un mouvement né sur les réseaux sociaux

«Nous voulions énoncer clairement aux conseillers qu’il y avait de la place pour les familles à l’île», a commenté la présidente de l’Association des familles de l’Île-des-Sœurs (AFIDS), Lucie Huynh. La mise en demeure présentée a été une grande déception pour plusieurs familles de l’île selon elle, car «beaucoup d’efforts ont été déployés dans le dossier de l’école».

En collaboration avec les sites web de Women in Mind et de Besoin école IDS, l’AFIDS a pu rejoindre un maximum de familles – qui ont répondu à l’appel en grand nombre. Plus d’une soixantaine de parents, enfants et amis étaient présents à la séance.

Anna Goodson, co-fondatrice de Women in Mind, était présente lors du dernier conseil pour appuyer la cause. «Je suis très heureuse de constater que des parents se sont mobilisés un soir de semaine pour venir appuyer les enfants.» Elle a voulu souligner que la construction de l’école est «un besoin fondamental pour notre communauté».

Le co-fondateur du collectif Besoin École IDS n’a pas voulu taire sa joie. «Je suis fier de nos élus ce soir qui n’ont pas plié à la menace d’un groupuscule de citoyens qui s’opposent depuis longtemps à la construction de l’école», a témoigné Claude Giguère, lors du conseil d’arrondissement.

Contacté par le Magazine, M. Giguère a également affirmé avoir ressenti «une chaleur au cœur» lorsqu’il a constaté l’ampleur du mouvement. «La salle était bondée de supporters et j’ai vu le sourire et l’étincelle dans les yeux des politiciens qui ont senti que la population était derrière eux.»

Sa fille de six ans est consciente qu’une nouvelle école doit se construire – institution qu’elle fréquentera dès le mois de septembre 2015. «Elle ressent déjà un sentiment d’appartenance face à cette école qui n’est pas encore bâtie. Pour elle, on lui construit cette école!»

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