Deux insulaires en Amériques
Inscrit à la programmation de l’organisme verdunois Les Aventuriers Voyageurs, la ciné-conférence sera présentée dans 39 cinémas au Québec. Le film sera projeté dans une dizaine de salles de la région de Montréal, mais aussi à Québec, Granby, Baie Comeau.
De novembre 2012 à octobre 2013, «pendant 355 jours», précise Martin Déry, le couple a parcouru 35 000 km à bord «d’un vieux Vitara avec un peu de rouille», comme il le relate avec humour.
Ils ont visité 13 pays. Ils ont foulé plus d’une trentaine de sites classés au rang de patrimoine mondial par l’Unesco.
Pendant 90 minutes, on visite notamment en leur compagnie les parcs nationaux de Canyonland et Arches, l’Amazonie équatorienne, le Machu Picchu, la jungle colombienne, les glaciers au Chili et les chutes d’Iguaçu.
Il s’agit d’un premier film pour les deux globe-trotters. «On avait ça en tête depuis trois ans», explique Marie-Anne Guay, soulignant qu’ils avaient suivi des cours sur la réalisation avec Les Aventuriers Voyageurs.
Les cinéastes ont mis les voiles avec les grandes lignes d’un scénario. «On avait un plan de match, mais on était ouvert», indique M. Déry. Il y avait toutefois des incontournables. «Au Mexique, il y a la réserve de papillons monarques qu’on ne voulait pas manquer», explique-t-il. «Le canal de Panama, c’était un autre incontournable.»
«On y est allé avec les découvertes qu’on a faites», ajoute Mme Guay, qui évoque quelques moments marquants du voyage. «Le Brésil a été un gros coup de cœur», confie-t-elle. Ils sont également tombés sous le charme de la cité perdue en Colombie, qui s’est offerte à eux au terme d’un trek de cinq jours.
Le couple s’est intéressé à la faune souvent très accessible. «On a eu la chance de voir beaucoup d’animaux au Brésil», signale Martin Déry; de belles rencontres sans avoir à débourser des sommes extravagantes à des opérateurs. «Le fait d’être en voiture permet d’aller dans des endroits comme les réserves naturelles», dit-il.
Ils sont revenus avec 52 000 photos et clips vidéo. Ils ont consacré quatre mois juste à la sélection des images. «On a vu plus qu’on est capable de montrer en une heure trente», mentionne Mme Guay. Au cours des quatre derniers mois, ils ont travaillé à l’écriture de la narration, au choix de la musique, à l’enregistrement de la bande sonore. «Monter un film, ça demande un temps incroyable», a constaté la coréalisatrice.
Richesse culturelle
Au terme du visionnement du film, Marie-Anne Guay aimeraient que les spectateurs retiennent une information essentielle: «Que c’est possible de voyager en Amérique centrale et en Amérique du Sud sans se faire voler, sans se faire arnaquer», dit-elle.
«Il y a une richesse culturelle à découvrir», lance Martin Déry. «On veut donner aux gens le goût de voyager», dit-il.
Le couple a déjà un autre projet de film en tête. En mai ou juin, ils devraient mettre le cap sur le sud de l’Espagne. «Ce sera 1000 km en vélo en Andalousie», explique Marie-Anne Guay. «On prévoit apporter notre caméra avec nous.»
Le film De Montréal à Rio sera présenté le 17 septembre à 19h au Cinéma Beaubien. Les cinéastes seront présents pour répondre aux questions du public. Pour y assister, on réserve dès maintenant au guichet du cinéma. Pour plus d’information et pour voir la bande-annonce, on visite le: www.lesaventuriersvoyageurs.com.