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Bruit sur le chantier du futur pont Champlain: au revoir la tranquillité de la Pointe-Nord

Photo: Hugo Lorini / TC Media

Le niveau sonore entourant la construction de la jetée ouest du nouveau pont Champlain sur L’Île-des-Sœurs risque de causer plusieurs inconvénients pour les résidents avoisinants. Certains, notamment de la tour Evolo 2 et de Cours des Fougères, sont inquiets.

Le consortium a mené des études acoustiques sur le niveau de bruit estimé qu’entraînera le chantier, mesuré par décibels (dBA). Leurs résultats ont démontré que de jour, le niveau de bruit ambiant devrait être respecté dans les deux zones sensibles. On sait d’ores et déjà que le nombre de dBA dépassera les critères la nuit.

Lors de la séance d’information, un des résidents d’Evolo 2 a pris le micro pour demander qu’un mur antibruit soit installé de façon permanente. «On entend déjà le bruit et les travaux ne sont pas commencés. Je n’imagine même pas ce que ça va être avec les camions.»

Parmi les mesures d’atténuation prévues, un mur antibruit temporaire sera érigé du côté nord de la jetée. Mais pour M. Paladi, il serait bon que cette mesure soit maintenue à long terme. Le nouveau pont sera plus élevé que la structure actuelle, ce qui fait que le niveau de bruit risque d’être amplifié selon lui.

Scepticisme
Avec le va-et-vient de 350 camions, les dBA augmenteront pour les secteurs près du chantier. Toutefois, Marthe Robitaille, directrice de l’environnement du groupe Signature sur le Saint-Laurent (SSL), rappelle que «le fait que l’on double l’équipement sur la jetée ne veut pas dire que l’on double le bruit parce que ce n’est pas un calcul linéaire.»

D’après le consortium, les critères à respecter de jour (7h à 19h) sont de 75 décibels et le niveau de bruit estimé est de 65. La nuit (19h à 7h), un maximum de 62 décibels est à respecter et les calculs prévoient un niveau de 64.

Les Insulaires demeurent toutefois sceptiques. Plusieurs croient que les mesures proposées seront insuffisantes pour conserver leur tranquillité. Ils attendent toutefois le début des travaux avant de se prononcer.

Mesures d’atténuation
Il est prévu que, pour diminuer le niveau de bruit la nuit, les travailleurs utiliseront des alarmes de recul à intensité variable. Le consortium organisera également la circulation afin de minimiser les marches arrière. Des mesures seront prises pour éviter que le claquement des portes arrières des camions soit contrôlé lorsqu’ils terminent de décharger leur cargaison.

Une des citoyennes présentes lors de la rencontre, Anne Guy, espère que le groupe SSL a des mécanismes en place pour autogérer les plaintes des citoyens et que celles-ci seront entendues et prises en compte.

Mme Robitaille s’est fait rassurante. «Tous nos surveillants sur les chantiers ont des sonomètres de poche. Si le bruit est trop fort, ils vont appeler le spécialiste pour regarder si on doit arrêter les travaux ou mettre d’autres mesures en place », conclut-elle.

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