IDS-Verdun

CJV: Deux insulaires voient grand

Photo: Collaboration spéciale

Deux jeunes insulaires sont enthousiastes face à leur nouveau défi au sein du conseil jeunesse de l’arrondissement de Verdun. Choisies pour siéger avec 11 autres jeunes pour conseiller les élus municipaux dans divers dossiers, Rebecca Barazin et Valeria Gonzalez débordent d’idées pour améliorer la vie de leurs concitoyens.

«J’aimerais vraiment aider la jeunesse. Verdun est un très bel arrondissement, mais il y a encore beaucoup de travail qui peut être fait. Nous en sommes encore à l’étape du remue-méninge, mais je crois que nous apporterons de beaux projets», dit Valeria.

Pour sa part, Rebecca a particulièrement à cœur la réussite scolaire. «Le plus important, pour moi, est l’éducation. Je veux aider à trouver des solutions pour prévenir le décrochage scolaire.»

L’étudiante de 20 ans en criminologie à l’Université de Montréal croit qu’il est possible de trouver des moyens de stimuler plus d’élèves. «J’aime apprendre et je trouve que parfois, plusieurs décrochent pour des raisons qui auraient pu être évitées.»

Sportive, elle souhaiterait également contribuer à améliorer l’offre en loisir sur l’île. «Il n’y a pas assez d’infrastructures sportives. Il y a des plans, mais en ce moment, ce n’est pas suffisant», croit-elle.

Proximité
Au-delà d’aider leurs pairs, c’est l’espoir de changer des choses directement dans leur milieu qui a charmé les nouvelles conseillères.

Ce que j’aime le plus de la politique municipale, c’est l’aspect accueillant. C’est près des citoyens et les élus écoutent ce que nous avons à dire. Tu peux vraiment faire une différence», commente Valeria.

Sa collègue abonde dans le même sens. «Plus les jeunes se sentent écoutés, plus ils vont s’impliquer.»

Cheminement
Âgée de seulement 16 ans, Valeria compte déjà beaucoup de vécu. Née au Mexique, elle a habité en Europe et aux États-Unis avant que sa famille s’installe à Montréal il y a environ cinq ans.

Le conseil jeunesse lui rappelle d’ailleurs les structures politiques de nos voisins du sud. «Ce genre de regroupement est fréquent aux États-Unis. Lorsque j’ai vu qu’il y en aurait un à Verdun, ça m’a tout de suite donné le goût de m’impliquer», explique-t-elle.

Rebecca Barazin et Valeria Gonzalez avouent n’avoir jamais songé à une carrière politique. Toutefois, les jeunes insulaires reconnaissent que, si elles aiment l’expérience, le conseil jeunesse pourrait se transformer en tremplin pour faire rayonner leur quartier sur la scène municipale ou même provinciale.

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