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Jeanne d’Arc Girard souffle 100 bougies

Photo: TC Media/Isabelle Bergeron

On peut dire que Jeanne d’Arc Girard est une véritable résidente de Lachine. Pendant 100 ans, elle a vu l’arrondissement évoluer au rythme de sa propre vie, bien remplie.

Née le 16 janvier 1917, elle a grandi sur le boulevard Saint-Joseph, avec ses trois sœurs et ses trois frères. Ses parents tenaient un dépanneur près de la 3e Avenue.

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Marcel Sauvé et Jeanne d’Arc Girard se sont mariés en 1947 après s’être rencontrés à l’usine Daly Morin. Ils ont eu 5 enfants de cette union qui a duré 38 ans.

Dès son jeune âge, Mme Girard a découvert une véritable passion pour la couture. «Elle faisait ses propres vêtements et les nôtres. Quand elle faisait quelque chose, c’était comme si c’était acheté, c’était parfait», se remémore sa fille, Nicole Sauvé.

C’est grâce à ses doigts de fée qu’elle rencontre celui qui deviendra son mari. Jeanne d’Arc Girard a travaillé pour quelques industries textiles, dont Daly Morin, autrefois situé à l’angle de la 19e Avenue et de la rue Victoria. C’est là que la couturière s’éprend d’un presseur, Marcel Sauvé.

Mme Girard quitte alors son emploi pour prendre soin de ses cinq enfants, dont l’un a perdu la vie dans un accident de la route à l’âge de 18 ans. Elle vivra un autre deuil important lors du décès de son mari en 1985, après 38 ans de mariage. M. Sauvé n’avait que 66 ans.

Installée à la résidence Les Floralies Lachine depuis 2011, la centenaire a sept petits-enfants et sera bientôt arrière-grand-mère pour une neuvième fois.

Femme d’affaires
La Lachinoise a consacré une partie de sa vie gérer des logements. «On peut dire qu’elle était femme d’affaires à ses heures. Elle était déterminée et fonceuse», indique son fils, Gérald Sauvé.

À peine âgée de 30 ans, Jeanne d’Arc Girard est devenue propriétaire d’un quadruplex à Lachine. «Dans ce temps-là, c’était plutôt rare pour une femme d’acheter une maison», avance sa fille.

C’est dans cette résidence, sur la 16e Avenue, que la famille s’est s’installée. «C’était un bon endroit pour élever les enfants. On demeurait en face du parc LaSalle, on avait qu’à traverser la rue pour y aller», indique Nicole Sauvé.  Ils ont ensuite déménagé sur la rue Taschereau.

Passionnée
Ses enfants se souviennent d’avoir été les premiers résidents de leur rue à acheter une télévision. «Quand ma mère voulait quelque chose, elle s’arrangeait pour l’avoir», soutient Nicole Sauvé.

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Jeanne d’Arc Girard, photographiée en face de la maison de ses parents, a grandi sur le boulevard Saint-Joseph, à Lachine.

La Lachinoise était aussi reconnue pour être très sociable. «Elle aimait parler au téléphone. Elle pouvait jaser longtemps avec ses belles-sœurs», rigole son fils.

Jeanne d’Arc Girard avait un réel talent pour la peinture. Plusieurs de ses tableaux ornent d’ailleurs les murs de sa chambre. La musique était également l’une de ses grandes passions.

«Encore aujourd’hui, il lui arrive de jouer du piano pendant quelques minutes», avance Nicole Milton, responsable des loisirs des Floralies Lachine.

Sa détermination, son courage et sa passion pour les arts sont sans contredit un précieux héritage transmis à sa famille.

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