Un immeuble à logements détruit par le feu rue Saint-Jacques
Dès le lendemain matin du sinistre, pompiers, spécialiste en nettoyage, voisins et curieux étaient sur place pour constater les lourds dommages; notamment en présence d’un des locataires jetés à la rue, Lance Boston, ayant tout perdu, sans assurances, et pratiquement sans aide, sans appui et sans ressources humaines.
Deux dames rencontrées sur place, Lise Bazin, locataire immédiate du bâtiment incendié, qui n’a subi aucun inconvénient, et Danielle Vallières, citoyenne de la rue Ouellette, ont aussi fait mention du divan brûlé sur le trottoir, possible cause du feu.
Selon la porte-parole du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM), Josée Gosselin, «un article de fumeur serait la cause de ce feu, mais était donné les circonstances, le dossier demande une enquête au secteur criminel».
Un feu «suspect»
Le brasier est en effet jugé «suspect» par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui s’est vu transférer le dossier par le Service de sécurité incendie (SIM).
«Une enquête est ouverte pour tenter de déterminer les causes de ce feu majeur, a précisé le porte-parole de la ligne média du SPVM, François Collard, ajoutant que les enquêteurs s’étaient rendus sur les lieux de l’incendie au cours de la journée de mardi et qu’il faudrait quelques jours avant d’en savoir davantage.
La déflagration, qui a été maîtrisée et circonscrite vers 22h, a nécessité quatre alertes, réquisitionné 90 pompiers et une vingtaine de véhicules. Dix personnes ont été évacuées, mais aucune n’a été blessée. Des bénévoles de la Croix-Rouge étaient sur place pour porter assistance aux sinistrés qui le désiraient.