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Les principales résidences d’aînés de Lachine déjà munies de gicleurs

Photo: La Résidence Jean-Placide-Desrosiers est déjà munie de gicleurs.

Québec obligera la plupart des résidences privées pour aînés déjà construites à se doter d’un système de gicleurs d’ici cinq ans. À Lachine, les quatre principales résidences d’aînés en sont déjà équipées.

Aux Floralies de Lachine, sur la 32e Avenue, bâties en 1988, «il y a des gicleurs partout, sur tous les étages», affirme le directeur général, Adrien Bors, qui ajoute que «le propriétaire a été prévoyant».

Le complexe compte 600 appartements autonomes et une centaine de chambres en format CHSLD (centre d’hébergement en soins de longue durée). Le taux d’occupation oscille entre 90 et 95%, estime M. Bors.

Aux Brises de Lachine, un organisme sans but lucratif (OSBL), la résidence est équipée de gicleurs partout, dans tous les logements, corridors et salles, sans exception.

Quant aux résidences Malo et Desrosiers, situées dans le quartier Saint-Pierre, elles sont administrée par l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM).

La Résidence Jean-Placide Desrosiers est «entièrement certifiée giclée», affirme sa directrice Lucie Mathieu. L’immeuble compte 83 logements et la moyenne d’âge des résidents est de 78 ans.

La chargée de communications de l’OMHM, Chantal Roby, rejointe par TC Media, a dressé l’état des lieux du côté de la Résidence Malo. Elle a d’abord précisé qu’il s’agissait d’un immeuble qui accueillait des personnes âgées, mais sans porter le titre de «résidence pour aînés». Elle n’est donc pas assujettie à la nouvelle réglementation.

Toutefois, selon Mme Roby, la Résidence Malo est équipée de gicleurs dans les aires communes, comme au rez-de-chaussée et au sous-sol, où se trouvent notamment les espaces de rangement des locataires.

Environ 600 résidences visées
Quelque 600 des 1900 résidences privées québécoises sont touchées par cette nouvelle mesure qui pourrait entraîner des coûts évalués à 80 millions de dollars pour les exploitants.

Les seuls établissements qui échapperont à cette loi sont les petits bâtiments de type unifamilial et les résidences d’un seul étage comptant un maximum de huit résidents.

Le président-directeur général du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), Yves Desjardins, se réjouit de cette annonce, tout en se disant «inquiet pour le fardeau financier que cela impliquera pour les propriétaires».

«Le gouvernement leur accordera une période de transition de cinq ans pour se conformer à ses exigences et débloquera une aide financière pour aider les propriétaires à assumer les coûts d’installations du système de gicleurs», a expliqué M. Desjardins.

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