Union Montréal continue d'exister
Réunis en caucus samedi dernier pour discuter de l’avenir de leur parti, les 32 élus municipaux qui forment le noyau restant d’Union Montréal, dont la mairesse de l’arrondissement de LaSalle, Manon Barbe, et les conseillers Richard Deschamps, Alvaro Farinacci, Josée Troilo et Laura Palestini, ont décidé de ne pas dissoudre leur formation politique, qui pourrait toutefois changer de nom.
Chef par intérim du parti de l’ex-maire Gérald Tremblay et conseiller de LaSalle, Richard Deschamps a déclaré: «les gens ont pu exprimer leur point de vue, et la décision, l’orientation que nous prenons, c’est de continuer notre travail au sein d’Union Montréal. Au cours des prochains mois, ensemble, nous allons développer un plan d’action pour l’avenir. Notre priorité est de continuer à veiller aux intérêts des Montréalais et des Montréalaises.»
Chaque élu présent pouvait exprimer sa position parmi les possibilités offertes, dont celle de saborder le parti, de le fusionner à un autre ou de le garder tel quel. Un plan à long terme sera mis sur pied pour déterminer les objectifs du parti et la préparation en vue des élections municipales de novembre prochain.
Union Montréal a vécu une importante série de démissions depuis le début de l’enquête de la Commission Charbonneau car après l’élection de 2009, le parti comptait 69 élus à l’hôtel de ville de Montréal.
Quant à la réputation entachée d’Union Montréal, Richard Deschamps invite les Montréalais «à attendre d’avoir un portrait d’ensemble avant de sceller leur jugement» et qu’ils évitent les condamnations par association.