Compteurs «intelligents»: le débat se transporte au conseil d'arrondissement
Plusieurs citoyens qui s’opposent à l’installation des compteurs «intelligents» d’Hydro-Québec ont défilé au micro lors de la séance du conseil d’arrondissement du 4 mars. Ils espéraient une résolution officielle par laquelle les élus auraient manifesté leur opposition à ces installations sur le territoire de LaSalle. Mais ils devront patienter.
Une intervenante du mouvement «LaSalle refuse» a souligné qu’une douzaine de municipalités ont adopté des résolutions contre ces compteurs.
«Le conseil de Magog a emboîté le pas parce que la santé de ses résidants est sa priorité et il refuse de croire la société d’État qui prétend que ces compteurs sont sécuritaires. Les citoyens de LaSalle méritent le même standard de qualité de vie. Les ondes émises par ces compteurs ont déjà affecté la santé de plusieurs personnes à travers le pays. Pourquoi LaSalle figure parmi les premiers au Québec à être exposés à ces ondes dangereuses ? Si Magog a pu freiner ces installations, nous pouvons en faire autant.»
«Le conseil devrait être proactif et prioriser la santé des citoyens. La situation est urgente puisque l’installation de tels compteurs est en marche. Nous vous demandons une résolution urgente pour faire cesser l’installation de ces compteurs et de prendre les actions pour que ceux qui ont été installés jusqu’à maintenant soient retirés.»
Une décision plus tard
La mairesse suppléante Josée Troilo a répondu: «on comprend vos préoccupations et on suit le dossier, mais nous ne sommes pas prêts à adopter une résolution ce soir. La mairesse a écrit au président d’Hydro-Québec et nous sommes en attente de sa réponse. On va suivre le dossier de façon très serrée et on vous revient aussitôt qu’on aura des nouvelles.»
La réponse n’a pas satisfait la dame. «Le prochain conseil est dans un mois et ils ont le temps d’installer plusieurs compteurs.»
Pour le citoyen Yves Daoust, «mes attentes envers un conseil d’arrondissement, même si ce n’est pas sous sa juridiction, c’est d’être minimalement porte-parole de la population. Envoyer une lettre à Hydro-Québec, je trouve ça très minimaliste. Il n’y a pas de résolution et ça ne fait pas sérieux. Ça m’amène à penser que le conseil n’est pas proactif mais à la remorque et en mode de réaction»
Steven Laperrière a déclaré «qu’en Californie, il y a un moratoire sur l’installation. Dans le Maine, ils sont en train de revoir leurs façons de faire. Si on n’est pas à la bonne place pour faire une action quelconque, dites-nous où on doit aller et dans quelle mesure vous pouvez nous aider. Pouvez-vous demander une injonction le temps que les choses se fassent ?»
Le conseiller Richard Deschamps a répondu: «il peut y avoir un ensemble d’actions, dont un recours collectif. Vous pourriez aller voir vos députés qui, eux, sont en contact avec Hydro-Québec. On ne nie pas les préoccupations des gens mais ce soir, on n’est pas prêt à prendre une position. Nous n’avons pas toutes les données pour trancher de façon correcte. Il y a eu une démarche de faite en écrivant à Hydro-Québec. Il va falloir se pencher sur la question mais ce n’est pas de juridiction municipale. Il y a plusieurs données dont il faut tenir compte et c’est ce qu’on va faire.»