«Le PQ devra encore reculer sur sa position» – Robert Poëti
Le député libéral de Marguerite-Bourgeoys, Robert Poëti, se dit «extrêmement déçu de voir que la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, s’en prend aux plus démunis et envisage de couper dans les mesures d’aide sociale. Pour le bien de tous les Québécois, je demande à la ministre de reculer sur sa position».
Le député soutient que cette décision affectera majoritairement les gens de 55 à 58 ans, les couples ayant la charge d’un enfant d’âge préscolaire et les bénéficiaires de services en toxicomanie.
«Le PQ est fidèle à ses habitudes, car il a encore un double discours et il prend des décisions injustifiées à la sauvette. Mme Maltais fait ce qu’elle dénonçait il y a quelques jours. Elle demande au gouvernement fédéral d’annuler la réforme de l’assurance-emploi, mais de l’autre elle fait pire en coupant dans l’aide de dernier recours. J’aimerais qu’elle nous explique sur quelles études tangibles elle appuie cette décision. Je ne sais pas si elle est consciente de l’impact que cela peut avoir sur ma région», a souligné M. Poëti.
Le député affirme que le gouvernement libéral a posé un grand nombre d’actions pour aider les plus démunis, dont la mise en place de deux plans d’action pour lutter contre la pauvreté, la pleine indexation annuelle automatique des prestations d’aide financière de dernier recours et l’indexation des montants de prestations d’aide sociale. Il a misé sur la formation des travailleurs pour leur réinsertion en emploi notamment avec le projet Investissement-compétences doté d’une enveloppe de 361,4 M$. Le nombre de prestataires d’assistance sociale est passé de 543 980 en avril 2003 à 474 689 en mars 2012 ce qui représente une diminution de 13 %.»
«En campagne électorale, le PQ a fait de grandes promesses aux personnes dans le besoin et s’est engagé auprès des organismes à ne pas diminuer les prestations d’aide sociale. Ces promesses n’ont pas été respectées et jusqu’à maintenant le gouvernement péquiste n’a rien proposé de nouveau pour faire progresser la lutte à la pauvreté. Au contraire, il a sabré dans les programmes», selon M. Poëti.