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Où iront nos ordures, demain?…

Bousquet-Richard Simon - TC Media
De l’équité territoriale, plus de transparence de la part de la Ville et des retombées positives pour les citoyens, voilà ce qui ressort du rapport de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) sur les centres de traitement des matières organiques (CTMO), publié le 4 avril. Cette parution fait suite à une série de consultations qui aura attiré plus de 500 personnes.

Initialement, le projet qui fait l’objet de la consultation prévoyait l’implantation de cinq installations de CTMO pour l’ensemble du territoire montréalais, dont un centre de traitement par biométhanisation, joint à un centre pilote de prétraitement des ordures, qui sera installé en 2017 à LaSalle.

L’équité territoriale

Afin que le principe d’équité soit respecté, la commission recommande qu’un inventaire des installations, tant privés que publiques, de récupération, de valorisation et d’élimination des matières résiduelles domestiques, industrielles, commerciales ou autres, soit dressé.

Dans la même optique, l’OCPM recommande que des actions soient prises afin que le développement des CTMO dans chacun des secteurs soit assuré. «La commission recommande [notamment] que le centre de biométhanisation prévu sur le site de Demix [à Montréal-Est] n’entre en fonction que lorsque celui de LaSalle aura atteint sa pleine capacité, à moins que le regroupement avec le centre-pilote de prétraitement sur le même site ne soit vu comme un levier économique important pour l’est de Montréal. »

Ce que craint l’OCPM est que le contexte urbain du secteur sud change et rende l’implantation du CTMO impossible; contexte qui, par ailleurs, ne risque pas de changer dans le secteur est.

Rappelons également que la Ville avait omis d’avertir l’OCPM et le public du retrait d’un site situé à Dorval en raison du refus catégorique de l’Aéroport de Montréal (ADM) de voir s’implanter ce type de site à proximité. Ce refus avait été signifié à la Ville dès le 9 aout 2011, mais l’OCPM n’en a été informée que le 9 novembre, par ADM.

À ce sujet, la commission a recommandé «qu’un autre site soit identifié et rendu opérationnel dans le secteur ouest, en même temps que les sites prévus dans le Nord et le Sud».

L’OCPM demande d’ailleurs plus de transparence de la part de la Ville. «La procédure semble aussi transparente qu’elle puisse l’être dans les circonstances. Toutefois, les règles de l’art auraient été mieux servies si les technologies spécifiques avaient été connues.» Les commissaires ont donc recommandé qu’un plan de communication soit mis en place et que soient réalisées des études de risques et de nuisances, une fois la technologie déterminée.

Retombées positives

La commission demande la mise en place de comités de suivis pour assurer le bien-être collectif et ce, peu importe le mode de gouvernance choisi. «La nécessité de bénéfices tangibles » pour les citoyens est d’ailleurs un autre élément sur lequel insiste l’OCPM en recommandant «l’amélioration de l’environnement autour des installations et l’octroi des avantages […] telle l’utilisation locale du compost et du gaz produit avant leur mise en marché».

Afin de réduire les inconvénients liés au transport, l’OCPM recommande la mise en place d’un routage précis des déplacements des camions.

Une autre retombée positive pour l’Est, identifiée par l’OCPM, est le développement d’une grappe industrielle, à laquelle participeraient l’usine de biométhanisation et le centre de prétraitement. Si le développement de ces installations s’avère positif pour l’Est d’un point de vue économique, ces développements devront s’effectuer selon l’ordre prévu. Mais la Ville devra néanmoins procéder à l’acquisition immédiate et à la décontamination du site de LaSalle.

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