La grève étudiante reconduite jusqu'au 4 mai
Réunis en assemblée générale, le jeudi 26 avril, au lendemain de la suspension des négociations avec le gouvernement et d’une manifestation qui a tourné à la violence au centre-ville de Montréal, une majorité des quelque 500 étudiants présents au cégep André-Laurendeau ont voté pour la prolongation de la grève étudiante jusqu’au vendredi 4 mai.
Les résultats du vote de l’assemblée qui s’est poursuivie pendant environ de deux heures, sont les suivants:
* Pour la poursuite de la grève: 275
* Contre: 225 personnes
* Abstention: une personne.
La prochaine assemblée est prévue pour ce jeudi 3 mai.
L’échec des négociations et la violente manifestation qui a entraîné plusieurs débordements et arrestations ont eu visiblement un impact sur le vote des étudiants.
Selon Dominic Dansereau, directeur aux affaires internes de l’Association générale des étudiants du cégep André-Laurendeau (AGECAL), «la ministre Line Beauchamp a banni la CLASSE des négociations pour des raisons ‘’boboches’’. Son attitude a donné de l’énergie à nos militants et a découragé nos adversaires. Ça été l’opposé de ce qu’on croit que la ministre cherchait à faire. Elle voulait que ce soit violent, mais dans le fond, ce sont ses policiers à elle qui ont été violents. On s’est fait «gazer» avant l’avis d’éviction. Il y a eu beaucoup de non respect du code de déontologie policière et de bavures et c’est très regrettable.»
Membres de la CLASSE
Les étudiants de l’AGECAL sont membres de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).
«Notre cégep est plutôt isolé, près de Lapierre et de La Vérendye. C’est pourquoi nous préférons participer aux grands rassemblements du centre-ville», affirme Dominic Dansereau.
Les étudiants sont-ils inquiets pour leur session scolaire et pour leurs emplois d’été ? Selon Dominic Dansereau, «c’est sûr qu’il y a une crainte, mais les étudiants qui acceptent de voter pour la grève et qui en font la reconduction chaque semaine savent dans quoi ils s’engagent. Ils ont choisi de faire un sacrifice personnel pour le bien collectif.»