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Alex Norris s'oppose à l'agrandissement de la terrasse du Muzique

Par solidarité envers les citoyens de son district, le conseiller de la Ville dans Jeanne-Mance, Alex Norris, a déposé une requête à la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec (RACJ) pour empêcher le Muzique audio bar d’agrandir sa terrasse de toit.

Rappelons qu’un citoyen représentant 17 riverains du secteur avait exprimé son inquiétude face à cette requête à la RACJ, au conseil d’arrondissement, le 7 juillet.

À la suite de cette intervention, une rencontre citoyenne avec les élus a eu lieu, le 23 juillet.

« On a eu une quinzaine de citoyens présents. Ils nous ont sensibilisés à la menace que représente ce bar pour la sécurité publique. Neuf d’entre eux ont été des témoins de gestes de violence liés à cette boîte de nuit. Le plus surprenant, c’est que pendant la suspension de 30 jours de leur permis d’alcool, le printemps dernier, on me disait qu’il y a eu peu ou pas de gestes de vandalisme, alors qu’on retrouve une dizaine de bars dans le secteur », mentionne M. Norris.

Quelques jours plus tard, soit le vendredi 25 juillet, le conseiller a fait parvenir à la Régie sa lettre d’opposition à la modification du permis d’exploitation de la terrasse du Muzique.

Les citoyens ont refusé de s’opposer directement aux tenanciers de l’établissement devant la RACJ, puisqu’ils craignent des représailles. Divers évènements singuliers se sont produits dans le bar, selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), ce qui expliquerait cette méfiance.

Au total, 20 actes de violence ont été répertoriés par le SPVM en lien avec l’établissement. Trois d’entre eux ont été commis par les propriétaires,notamment la séquestration et agression d’un employé.

« Nous n’avons pas besoin de ce genre de tenancier de bar dans le Plateau-Mont-Royal! C’est pourquoi j’ai aussi demandé à la Régie de suspendre de façon définitive et permanente tous les permis de cet établissement. Je me demande d’ailleurs avec un rapport aussi détaillé du SPVM sur la situation, comment se fait-il que celui-ci demeure ouvert? », continue l’élu.

Changer le processus de plainte

Il ne compte d’ailleurs pas en rester là. M. Norris souhaite que des modifications soient apportées dans le processus d’opposition à la RACJ.

« Avant l’audience, les possesseurs sont informés de qui déposera ses doléances. Dans des cas comme celui-là, où il serait question du crime organisé, ça ouvre la porte à de l’intimidation. C’est un non-sens. Je m’informe actuellement auprès de la RACJ et j’envisage envoyer une lettre au ministre de la Sécurité publique pour que ça change », continue le conseiller de Jeanne-Mance.

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