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Cour d'école de Lanaudière: Second réaménagement en quatre ans

La cour de l’école primaire de Lanaudière, qui a été réaménagée, en 2010, a été démolie la semaine dernière. La contamination du terrain et des problèmes de drainage obligeront de nouveaux travaux en septembre.

Le chantier devrait durer sept semaines. Actuellement, l’échantillonnage du sol est en cours pour déterminer le degré de contamination. Un contrat de 757 185 $ a été octroyé au plus bas soumissionnaire, soit les entrepreneurs Bucaro.

« C’est une procédure (la décontamination) quasi systématique, demandée par le ministère de l’Éducation. Autrefois, les écoles de Montréal étaient alimentées au mazout et il y avait souvent des fuites. Presque tous les sols des écoles de la métropole sont contaminés. Quand on refait une cour, on en profite pour assainir l’endroit », explique le commissaire du Plateau-Est, Ben Valkenburg.

L’élu indique que ce sont les parents qui ont récolté une partie des fonds pour la réfection de la cour ; les projets d’embellissement devant toujours provenir du milieu.

« Ce sont eux qui proposent un projet et ils doivent récolter une partie du montant. Dans ce cas précis, ils ont amassé près de 24 000 $ pour un projet au coût total de près de 67 500 $. La balance est couverte par le ministère de l’Éducation et la commission scolaire. Les plans et la gestion de la réfection étaient, à l’époque, gérés par les écoles. Maintenant, nous offrons nos services de ressources matérielles pour donner un coup de pouce », indique le responsable des relations avec les médias de la CSDM, Alain Perron.

Des problèmes de drainage

Lors de la fonte des neiges et de fortes pluies, de l’eau s’est accumulée dans la cour, ce qui a gêné les activités. Une conduite pluviale défectueuse serait en cause. La direction a alors demandé l’aide de la CSDM.

« On s’est dit tant qu’à intervenir pour l’inondation de la cour, on va faire une caractérisation du sol. Sans surprise, il était contaminé », continue M. Perron.

« Nous avons gardé les modules achetés par l’école, qui sont actuellement sur le côté ouest du bâtiment. Ils seront réinstallés après la décontamination du terrain. Les roches et tous les éléments qui étaient présents dans la cour seront réutilisés dans la mesure du possible », affirme M. Valkenburg.

Là où le bât blesse, c’est que depuis 2009, les travaux de décontamination sont presque systématiques lorsque des projets d’embellissement ont lieu, puisque les responsables en profitent pour prendre des échantillons de sol. Or, ce n’est pas ce qui s’est produit en 2010. La CSDM se défend d’avoir mal agi.

« Il fallait prendre le temps de faire la caractérisation des sols et nous avons une centaine d’écoles. Cela a seulement débuté en 2009 », souligne M. Perron.

Alors que le premier aménagement a été financé par la Fondation de l’école de Lanaudière et les efforts des parents, le second, lui, est entièrement absorbé par la commission scolaire.

Celle-ci profite également de l’occasion pour apporter d’autres améliorations au terrain.

« On a décidé de rendre universellement accessibles les installations extérieures pour les personnes à mobilité réduite et de réparer le côté de la cour, en raison d’un bris d’aqueduc survenu l’hiver dernier. Aussi, la Ville de Montréal a un nouveau règlement nous obligeant à construire un bassin de rétention souterrain pour l’écoulement des eaux de pluie et de fonte de neige. Faute de moyens, le premier aménagement n’était pas fidèle au plan original. Nous allons bonifier la cour pour qu’elle soit comme les parents l’avaient imaginée », affirme M. Perron.

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