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Réseau blanc: Vélo Québec demande une vision concertée

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Depuis 2008, les cyclistes espèrent l’implantation d’un Réseau blanc pour continuer de circuler dans la métropole à vélo, tout au long de l’hiver. Or, année après année, le projet est repoussé, faute de moyens. Afin que cette initiative se concrétise, Suzanne Lareau, présidente de l’organisme Vélo Québec, demande une meilleure coordination entre les arrondissements.

« Il faut arrêter de voir le Ville en termes d’arrondissements. Il faut une vision d’ensemble. Je trouve déplorable que l’on ne soit pas capable de s’entendre sur le Réseau blanc.

« Lorsque l’on déneige une bande cyclable, c’est comme si on déneigeait la rue. Il n’y a pas d’effort particulier qui est fait, ça s’inscrit dans les opérations régulières. Là où il y a des efforts à faire, c’est lorsque l’on parle de pistes cyclables en site propre, comme celle de la rue Rachel. Ça représente 12 à 14 km, si on met bout à bout tous les petits tronçons. C’est ça le Réseau blanc. On déneige près de 6550 km de trottoirs à Montréal, et on est en train de me dire qu’on n’est pas capable de déneiger 14 km pour les cyclistes parce que soi-disant ça coûte trop cher. J’ai un gros problème avec ça », s’indigne Mme Lareau.

Elle comprend que les pistes protégées par des bollards ne peuvent être utilisées en hiver, en raison des opérations de déneigement. Toutefois, elle croit que celles-ci devraient être réaménagées en site propre, c’est-à-dire qu’elles sont délimitées par des barrières physiques, tel que des murets de béton.

« Il faut penser à des aménagements de voies cyclables permanentes. On ne peut pas avoir uniquement des bandes cyclables. Ça prend les deux. Les usagers du vélo se sentent beaucoup plus en sécurité lorsqu’il y a un obstacle physique entre les voitures et eux. Ça permet aussi d’étendre la saison du vélo au-delà du 15 novembre, période où l’on retire les bollards. Par exemple, la rue Rachel, c’est le premier hiver où elle va être ouverte », soutient la porte-parole.

Lien entre les arrondissements

Si elle se fie aux axes qui étaient déneigés les années précédentes, Mme Lareau estime que le lien entre le Plateau et le centre-ville devrait se faire relativement facilement, par la rue Berri, jusqu’à la piste de la rue Maisonneuve.

Toutefois, les liaisons avec l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie risquent d’être plus ardues. Les liens cyclables de la rue Masson et le tronçon délimité par des bollards sur la rue Rachel, du côté du Plateau-Mont-Royal, ne seront pas déneigée, car ils ne sont pas en site propre. Les cyclistes devront donc se rabattre sur l’avenue Christophe-Colomb.

« Les arrondissements ne peuvent pas dire: « j’ai déneigé mes pistes, j’ai fait mon travail ». Il faut s’assurer qu’il y ait des connexions. Ce qu’il faut se demander, c’est si l’été prochain, on peut terminer la piste Rachel vers Rosemont, pour avoir une liaison entre le mont Royal et le Stade olympique », indique-t-elle.

Elle qualifie le réseau cyclable hivernal actuel de « minimaliste », rappelant qu’environ 50 000 cyclistes l’empruntent de décembre à mars.

« Le réseau est insuffisant pour la demande et n’incite pas de nouveaux usagers à l’utiliser. Il faudrait une vision plus cohérente. On doit arrêter de magasiner d’un arrondissement à l’autre, ce qui sera déneigé. Ça prendrait quelqu’un pour coordonner une vision globale, à la Ville-centre », conclut-elle, indiquant qu’une rencontre avec l’équipe des transports actifs de la Ville de Montréal est prévue prochainement.

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