Carnet culturel
Couleurs, formes et transformation
L’artiste Michel Delage est fasciné par le phénomène de transformation et essaie de le traduire en images. Par des gestes saccadés et répétés, par la superposition de gouttelettes plus ou moins grosses, par différents jets de peinture sur la toile, il découvre une sorte de mémoire chromatique ayant participé au développement et à l’organisation de la matière. L’exposition Couleur, formes et transformation sera présentée du 24 mars au 7 avril, à la galerie Mile End (5345 avenue du Parc). Vernissage le 28 mars, de 17 h à 22 h. Entrée libre. Information : 514 271-3383.
Le facteur temps
Le Théâtre Aphasique, organisme à but non lucratif centré sur la réadaptation et la réintégration sociale des personnes aphasiques par l’art dramatique, présentera la pièce Le facteur temps, les 27 et 28 mars, à 19 h 30, à la salle Paul-Buissoneau du centre Calixa-Lavallée (3819, rue Calixa-Lavallée). Coût : 15 $. Réservation : 514 288-8201, poste 4868.
À la suite d’un AVC, Julien devient aphasique. Il perd son emploi de facteur mais surtout son autonomie et sa dignité. Il devra faire le deuil de son ancienne vie. Pour l’aider dans son cheminement, ses proches et des intervenants devront user de beaucoup de patience pour l’extraire de sa torpeur. Julien n’admet pas son état : selon lui, tout va bientôt redevenir comme avant…
Fernando Arrabal : grand rectum – Université de Foulosophie
Mois de mars 2012, Montréal a été le théâtre de bien étranges événements. Une bande d’hurluberlus chantant et dansant ont pris d’assaut l’aéroport. Une partie d’échecs géante a occupé le hall de la Grande Bibliothèque. Les ruelles ont accueilli sculptures étranges et performances inusitées. Et un homme, coiffé d’un chapeau à carreaux noir et blanc à trois cornes, abordait les passants devant le métro Mont-Royal pour leur quémander le droit de leur lire un poème. Bizarre, vous avez dit bizarre ?
Comment pouvait-il en aller autrement alors que le grand Fernando Arrabal, romancier, cinéaste, homme de théâtre et Transcendant satrape du Collège de Pataphysique d’origine espagnole venait visiter la métropole à l’invitation de l’Université de Foulosophie qui lui remettait son prestigieux titre de Grand Rectum ? François Gourd a documenté ces journées de partages délirants et d’échanges extravagants.
Ce documentaire sera à l’affiche du cinéma Excentris (3536, boulevard Saint-Laurent), les 29, 30 et 31 mars.
Information : www.cinemaexcentris.com
Les Dimanches de la beauté
Dans le cadre des Dimanches de la beauté, Nouveaux Espaces présente une atelier de Louise Bessette, pianiste. Elle s’entretiendra d’un musicien qu’elle adore : Olivier Messiaen. Ce compositeur, organiste du XXe siècle à la personnalité riche et unique est déjà considéré comme un classique. Mme Bessette fera entendre ses enregistrements de la musique de Messiaen. Cette rencontre se tiendra le dimanche 24 mars, à 13 h 30 au Projet Changement (4449, rue Berri).
The Searcher
Jusqu’au 28 mars, le cinéma du Parc (3575, avenue du Parc) présente The Searcher, un projet photographique et filmique de Michel Depatie, qui rend hommage au cinéaste Wim Wenders et à son film L’état des choses, réalisé en 1982.
L’état des choses prend l’affiche en 1983 au cinéma Outremont. Près de 30 ans plus tard, M. Depatie prend la route et revisite les deux lieux de tournage de ce film: d’abord Sintra, en banlieue de Lisbonne, puis Los Angeles. De son périple, il ramène le projet The Searcher, composé d’une quinzaine de photographies et d’un court métrage. Il y poursuit le questionnement du film de Wenders sur l’avenir du cinéma d’auteur face à l’industrie cinématographique. Coût: 11,50 $.
Chocolat!
La jeune galerie d’art Le Repaire des 100 talents, située au 5867, rue Saint-Hubert, qui s’est donné pour mission de démystifier l’art et de la rendre accessible à tous, présente une petite exposition de sculptures juste à temps pour Pâques.
Pour démontrer que la sculpture peut être faite autrement qu’avec de la pierre, du bois ou du métal et pour démontrer du même souffle que l’art peut-être quelque chose d’amusant, la galerie présentera au public quelques sculptures originales produites en chocolat. Les œuvres, de petite taille, seront tirées à partir de moules spécialement fabriqués pour cet événement et les visiteurs pourront non seulement gouter le chocolat, mais aussi se faire expliquer les étapes de la fabrication et, s’ils le souhaitent, pourront se procurer une des œuvres en chocolat au tirage limité et numéroté.
L’exposition se poursuit jusqu’au 2 avril. Information : 514 946-9738 ou encore http://100talents.blogspot.ca.
Amour/Argent
Du 1er au 26 avril, le Théâtre Debout présente à la Licorne (4559, avenue Papineau) la pièce Amour/Argent, de l’auteur britannique Dennis Kelly.
Sous la forme de tableaux en apparence disparates, Amour/Argent décortique de manière drôle et impitoyable le rapport passionnel que l’occidental moyen entretient avec l’argent et les possessions, au détriment non seulement de sa santé financière, mais également de sa santé morale. Information : www.theatrelalicorne.com ou 514 523-2246
En avril…
Tout au long du mois d’avril, l’événement En avril… souligne la vivacité et la richesse des arts de la fibre et du textile au Québec. Dans une programmation regroupant expositions, conférences, ateliers et performances, En avril… témoigne de la présence de ces matériaux en arts visuels, design et patrimoine. Pour connaître la programmation, on consulte le www.enavril.com
Yukonstyle
La pièce Yukonstyle sera présentée, du 9 avril au 4 mai, au théâtre d’Aujourd’hui (3900, rue Saint-Denis).
Au printemps 2008, lourde d’une peine d’amour qui n’en finissait plus, l’auteure Sarah Berthiaume achète un billet d’autobus pour la destination la plus lointaine possible. Quatre jours et quatre nuits de maux de dos, d’A&W, de rencontres incongrues, de prairies, de montagnes, de forêts plus tard, elle arrive au Yukon.
Armée de son sac à dos et de son ordinateur, elle débarque chez un ami. La devise du Yukon, Larger than life, était indéniable. Le lieu semble porter en lui-même, un ailleurs. Une promesse. Un point de fuite. Elle imagine des personnages comme des chercheurs d’or modernes : petite communauté de fortune, toute à sa survivance, écorchés, courageux, avides et fulgurants. Quatre solitudes qui se rassemblent, se consolent et s’aiment malgré elles, au confluent de la vie et de la mort, au beau milieu d’un hiver qui n’en finit pas. Billetterie : 514 282-3900