Carl Boileau, candidat à l'investiture de Vision Montréal
C’est sans grande surprise que cette annonce a été faite, le 1er mars. Le principal intéressé a confié au journal Le Plateau avoir pris cette décision parce qu’il n’arrivait pas à « pousser » les dossiers qui lui tiennent à cœur à titre de conseiller indépendant, faute de moyens.
« Il faut être pragmatique, on fait du municipal. J’ai des intérêts et des citoyens à défendre. À l’époque, je pensais que la meilleure façon de quitter [Projet Montréal] la tête haute était de le faire en devenant indépendant. J’ai compris que je n’avais pas les ressources nécessaires », dit-il.
Depuis qu’il n’est plus affilié à Projet Montréal, M. Boileau a mainte fois affirmé apprécier la liberté que lui procure son nouveau statut. En ce sens, n’est-il pas contradictoire qu’il s’associe à un autre parti? Il estime que non, car sa nouvelle formation est « moins idéologique et laisse plus de place à l’élaboration de plateformes locales ».
« J’ai l’impression qu’en étant le premier candidat de Vision Montréal dans le Plateau, ça me permet d’arriver avec mon bagage et de marquer le terrain, avec les idées et les projets que je porte. Je crois que l’on me laisse carte blanche pour le programme pour le Plateau et qu’on me fait confiance », indique le candidat de De Lorimier.
À savoir quels sont les enjeux prioritaires qu’il défendra, M. Boileau avance la question de la participation citoyenne, l’équilibre des investissements par districts et le retour du budget participatif (en remplacement de la simulation budgétaire en ligne).
« On partage les mêmes valeurs et objectifs [que Projet Montréal], mais de ne pas savoir quand un projet va te tomber dessus, ça crée un stress et ça cause un bris de confiance », plaide M. Boileau, qui dit vouloir rectifier cette situation en engageant davantage les citoyens dans le processus de consultation.
Une connaissance approfondie du Plateau
Mme Harel se réjouit de l’arrivée de M. Boileau au sein de ses rangs.
« Je pense que Carl était prêt, c’est une décision mûrement réfléchie. Il a une connaissance approfondie de la réalité du district De Lorimier et du Plateau. Ça va nous permettre de mieux connaître les enjeux locaux », fait-elle valoir.
Mme Harel, qui a longtemps habité le Plateau, estime que le quartier a perdu son côté convivial, et souhaite que celui-ci retrouve son attrait d’antan.
« Il n’y a pas de différence entre Vision et Projet Montréal en ce qui a trait à l’apaisement de la circulation, le verdissement ou l’inclusion. Ce qui est différent, c’est que Projet Montréal impose tandis que Vision Montréal consulte », estime-t-elle.
À savoir quelle latitude sera laissée à M. Boileau, reconnu pour ses prises de position, Mme Harel a indiqué que celui-ci pourra continuer à faire connaître son opinion sur différents sujets.