Soutenez

En sécurité au parc Laurier?

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
L’absence d’éclairage de nuit au parc Sir-Wilfrid-Laurier, communément appelé le parc Laurier, inquiète Monique Plourde, une résidente. Selon des rumeurs qu’elle a entendues, le nombre d’agressions physiques aurait augmenté de près de 40 % depuis le retrait des lampadaires. Une information que réfute la commandante du poste de quartier 37, Line Blanchard.

Mme Plourde a fait part de ses craintes lors de la période de questions du conseil d’arrondissement du 4 février. Présente à l’événement, Mme Blanchard s’est dite surprise du chiffre avancé par la citoyenne. Après vérification des plaintes formulées en 2011 et 2012, elle se fait rassurante et affirme que l’on ne dénote aucune augmentation notable de la criminalité dans ce parc.

En 2012, on dénombre huit incidents en lien avec des stupéfiants (consommation de drogue), quatre vols de moins de 5000 $, et un incident impliquant une arme blanche (au moment de son arrestation, le suspect était en possession d’un canif). Quant aux infractions aux règlements municipaux – par exemple, se trouver dans le parc ou la piscine en dehors des heures permises, ne pas tenir son chien en laisse, etc. – 265 avis d’infraction ont été émis.

En comparaison, en 2011, on a répertorié trois vols de moins de 5000 $, un cas de stupéfiants (cannabis) et un vol qualifié. Au total, 56 contraventions ont été émises pour non-respect des règlements municipaux.

Cette disparité entre les chiffres de 2011 et 2012 s’explique par l’attention particulière portée au parc Laurier au cours de la dernière année, estime la commandante.

« Il y a eu beaucoup de prévention, de sensibilisation et de répression, particulièrement en ce qui a trait aux règlements municipaux. C’est sûr qu’un crime, c’en est un de trop, mais la situation n’est pas catastrophique. On remarque aussi que la majorité des méfaits ne sont pas des agressions physiques.

« C’est normal qu’en 2011 il y ait eu moins de plaintes. Ce n’est pas forcément parce qu’il y avait moins de méfaits, c’est juste qu’on était moins présent. On ne pouvait donc pas les prendre sur le fait. De plus, parce que les gens nous voient plus, ça les incite peut-être à rapporter davantage ce qu’ils voient », fait valoir Mme Blanchard.

Terrains dans la noirceur

Si l’absence d’éclairage nocturne n’a pas d’influence directe sur la criminalité au parc Laurier, elle en a une sur la tenue d’activités sportives. Mme Plourde a dénoncé que le terrain de soccer et de rugby ne soit pas accessible aux sportifs en soirée. Elle a déploré que des centaines de milliers de dollars aient été investis « de manière exagérée » à l’Espace Laurier, tandis que le parc du même nom est toujours plongé dans le noir.

À cela, le maire, Luc Ferrandez, a répondu que 4 M$ ont été dépensés pour la réfection du parc Laurier et qu’il fallait également faire des investissements ailleurs dans l’arrondissement.

Pour ce qui est de la possibilité d’illuminer ledit parc, il a mentionné que ce qui coûtait cher, c’était le la construction d’un « réseau ».

« On va faire un test cet hiver. Il faut refaire le réseau d’éclairage. On travaille sur une technologie d’éclairage sans réseau, avec des lumières photovoltaïques. On pourrait peut-être faire des économies, ça reste à voir », a annoncé M. Ferrandez.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.