29 ans et toujours dans la course
La résidente du Plateau-Mont-Royal a réussi un temps de 2.01.13, un record personnel au 800 m, lors de l’épreuve nationale. Cette performance lui a permis d’atteindre le standard B et ainsi, obtenir son billet pour la compétition mondiale.
Karine prendra part à la séance de qualification du 800 m, lors du Championnat du monde, le 15 août. Si elle termine dans les premières positions, elle participera à la demi-finale, le lendemain.
Naissance d’une passion
L’athlète de 29 ans a fait ses débuts en athlétisme en 2008. Voulant bouger davantage tout en repoussant ses limites, cette adjointe administrative du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) a décidé de tenter sa chance au marathon.
Elle approche alors Jean-Yves Cloutier, fondateur du club athlétisme les Vainqueurs de Rosemont, et ce dernier l’invite aux entraînements du club.
« J’ai remarqué qu’elle avait une certaine puissance et plusieurs qualités, mais je ne pouvais pas me douter qu’elle avait un talent à tout casser. Je l’ai alors invité à faire une course sur piste, lors d’une compétition provinciale, en 2008. Sur 12 participantes, elle est arrivée première. Trois mois plus tard, elle a participé au Championnat canadien », raconte son entraîneur, M. Cloutier.
À partir de ce moment, Karine n’arrête plus de courir. Elle s’entraîne plusieurs jours par semaine avec les Vainqueurs et elle continue de monter régulièrement sur les podiums.
« J’ai eu beaucoup de plaisir, dès mes premières courses. J’étais satisfaite de mes performances, même lorsque je ne gagnais pas de médaille. Mon objectif était de battre mon temps et plus je mettais d’efforts dans mes entraînements, plus j’avais du succès. C’était alors naturel pour moi de continuer l’athlétisme », mentionne Karine.
Ses succès sur les pistes canadiennes s’expliqueraient par son entraînement adapté à son niveau, estime M. Cloutier.
« Elle a eu un cheminement exceptionnel en cinq ans. Après six mois, elle était déjà deuxième au Québec. Je pense que c’est dû au fait que je l’ai sous-entraînée. Je ne pouvais pas l’entraîner selon ses performances, c’est-à-dire comme la deuxième meilleure coureuse provinciale, car elle ne maîtrisait pas la base. Elle avait besoin d’une fondation plus solide pour que la charpente se maintienne », indique-t-il.
Carrière tardive
Approchant la trentaine, sa retraite pourrait être proche. Une situation que dément son entraîneur.
« Elle n’est pas vieille, déclare M. Cloutier. C’est un mythe qu’un athlète est fini à 30 ans. Selon moi, le sommet d’une carrière en athlétisme est entre 26 et 32 ans. Étant donné qu’elle a commencé sur le tard, elle n’a pas d’usure physique ni psychologique. Et rien n’indique que si elle avait commencé plus jeune, elle serait plus forte aujourd’hui. »
2013
Karine a de nombreux objectifs dans sa mire. Celle qui vise une participation aux Olympiques de 2016 tentera aussi d’atteindre le podium aux Jeux de la francophonie. Toutefois, son but ultime, cette saison, est de descendre son temps sous la barre des deux minutes.
« Battre mon record personnel serait extraordinaire. Je ne suis qu’à une minute de mon objectif. Je ne vise pas trop haut, je crois pouvoir y arriver », soutient-elle.