Déneigement écologique: Le Plateau dans la moyenne
Le Plateau-Mont-Royal se situe dans la moyenne montréalaise en terme d’utilisation d’abrasifs, mais prévoit un projet-pilote pour un déglaçage plus écologique en 2016.
Actuellement, le sel de déglaçage utilisé comprend du sel, du chlorure de magnésium liquide et un colorant, pour éviter d’épandre aux endroits déjà traités. Il agirait plus rapidement et plus longtemps que du sel traditionnel. Entre 0o C et -10o C, l’arrondissement utilise 50 % de gravier et 50 % de fondants. En deçà de cette température, le gravier est utilisé presqu’exclusivement, puisque le sel devient peu efficace par grands froids.
Pour l’instant, plusieurs alternatives écologiques ont été mises à l’essai, mais peu sont satisfaisantes.
«La saumure de fromage a été écartée, puisque ça sent très fort. Le problème avec le jus de betterave, c’est qu’il faut le mettre la nuit et ça fait de la slush(sic). Il y a aussi la possibilité du sirop de maïs. Nous étudions les alternatives pour un projet-pilote, l’hiver prochain», indique le directeur des communications du Plateau-Mont-Royal, Michel Tanguay.
L’administration locale souligne que son fondant actuel est approuvé par l’Environmental Protection Agency, l’Agence américaine de protection de l’environnement, un organisme indépendant du gouvernement des États-Unis.
L’arrondissement se démarque dans ses efforts afin d’éviter d’endommager la végétation par un déneigement intensif. Il demande aux travailleurs de conserver un couvert de neige autour des arbres. Des tôles sont placées autour des saillies de trottoirs pour empêcher la détérioration.
«Dans les parcs, on ne fait pas tous les sentiers, afin de préserver la végétation également», mentionne M. Tanguay.
L’impact écologique a probablement diminué dans les dernières années dans Le Plateau-Mont-Royal, puisque la flotte de véhicules de déneigement a été renouvelée.
«Nous avions de vieilles souffleuses. Il fallait parfois passer trois fois sur Saint-Laurent avant que ce soit déblayé. La nouvelle machine est beaucoup plus efficace», conclut M. Tanguay.