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Effervescence pour les restaurants éphémères dans le Plateau

Photo: Collaboration spéciale

Une vingtaine de restaurants éphémères serviront les Montréalais dans Le Plateau-Mont-Royal, l’espace d’une journée, dans le cadre du Restaurant day. Alors que des cuisiniers amateurs s’enthousiasment à l’idée d’accueillir des clients chez eux, l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) espère que le phénomène demeurera marginal.

Le Restaurant day en sera à sa 9e édition dans la métropole, le 21 février. Le concept est simple: les hôtes servent nourriture et parfois alcool dans leur résidence, moyennant un tarif fixé à l’avance, comme des restaurateurs.

Voyager dans son quartier
Plusieurs résidents de l’arrondissement profiteront de cet événement saisonnier pour partager la culture culinaire de leur pays d’origine.

C’est le cas de Cher Tieng, qui accueillera les clients dans son appartement de l’avenue Henri-Julien.

«On connaît peu la culture culinaire malaisienne à Montréal. J’ai donc voulu partager ça avec les gens de mon quartier», souligne la cofondatrice du restaurant éphémère, Mamak Montréal.

Sandrine Nima et son copain profiteront aussi de l’occasion, avec leur restaurant Boui Boui tropicale sur la rue Rachel, pour partager leur culture métissée.

«J’ai des origines de la Guadeloupe et du Cameroun. Mon copain vient de la Côte d’Ivoire. On va donc retrouver ce métissage dans nos plats. On espère surtout rencontrer des Québécois d’origine et échanger avec eux», indique celle qui est arrivée au Canada il y a seulement trois ans.

Plusieurs le font aussi simplement par amour pour la cuisine. Marion Havas et ses colocataires, Maïlis Burgaud et Julien Schmitt, feront découvrir diverses régions de la France.

«On est des épicuriens qui adorons faire la cuisine. Pour nous, c’est une chance formidable de faire découvrir des plats souvent chers en restaurant, mais à moindre coûts. On est à notre deuxième participation et on n’en revenait pas de l’engouement la dernière fois. On a dû refuser des gens», raconte Mme Havas.

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Laetitia Penn testera pour sa part, dans sa maison du Mile End, des recettes avec son ami Wiliam Garabito.

Laetitia Penn testera pour sa part, dans sa maison du Mile End, des recettes avec son ami Wiliam Garabito.

«On aime accueillir nos amis et notre famille à la maison pour leur faire à manger. On va donc transposer ça à un plus large public», affirme Mme Penn.

Prudence
L’ARQ indique ne pas avoir de problèmes outre mesure avec le concept du Restaurant day, tant les proportions actuelles sont conservées.

«Si ça demeure marginal, ce n’est pas fatiguant, mais c’est une activité commerciale illégale. Il faut s’assurer que ça reste un événement festif de cuisiniers amateurs et pas une façon de partir un restaurant», indique le porte-parole, François Meunier.

Un permis du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) est en principe nécessaire pour vendre de la nourriture, même dans sa résidence. Une partie seulement des participants du Restaurant day se sont procuré cette certification.

Du côté de la Ville de Montréal, des inspecteurs vérifieront que les normes en matière de salubrité seront respectées, comme dans l’ensemble des événements spéciaux.

«On envoie de la documentation sur les bonnes pratiques à l’avance aux participants, mais d’habitude, ça se déroule bien. Jusqu’ici, on a eu aucune plainte», soutient la chargée de communications de la ville-centre, Geneviève Dubé.

Le Restaurant day se déroule quatre fois par année dans de nombreuses villes du globe. Une quarantaine de personnes participent à Montréal cette fois-ci.

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