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Combattre la violence, un comportement à la fois

Le Groupe communautaire contre (GCC) la violence fête ses 25 années d’existence au sein de la population hochelagaise. Après un quart de siècle à intervenir de différentes façons auprès des jeunes de 6 à 17 ans, mais aussi auprès des adultes de 18 à 25 ans, leur mission est encore loin d’être terminée. Immersion dans un milieu où la violence n’a pas sa place.

Fondé en 1988, l’organisme cherche à prévenir la violence et la criminalité ainsi qu’à promouvoir des comportements pacifiques et des solutions de rechange à la violence. Pour y parvenir, il mise sur trois volets, soit le travail de milieu, l’intervention en milieu scolaire et en milieu HLM.

« Le GCC la violence a commencé dans les écoles, par l’entremise d’ateliers sur différents thèmes. Ces derniers ont évolué avec les années. On a aussi élargi notre champ d’activités en les offrant aux élèves du primaire, secondaire, préscolaire et aux adultes », indique la directrice de l’organisme, Lyne Perron.

Parmi les sujets abordés pendant ces ateliers de prévention, notons la communication, la colère, l’intimidation, les adressions sexuelles et l’estime de soi. Après deux décennies, cette liste n’a pas beaucoup changé, souligne l’intervenante, animatrice et conseillère aux événements et collectes de fonds, Marie-Josée Roux.

« Les tendances changent. Parler du taxage au secondaire n’a plus lieu d’être, car les jeunes y sont en contact au primaire. L’intimidation, on en parle depuis très longtemps. C’est davantage d’adapter nos thèmes aux groupes scolaires que de simplement les retirer. »

Les ateliers étant une partie importante des services offerts par GCC la violence, la directrice rappelle qu’elle ne se limite pas seulement à cela.

« Si les familles ont besoin de conseils pour leur logement, pour rédiger leur CV ou pour la rentrée scolaire, on est là pour elles. »

Toujours sa place

25 ans plus tard, il reste encore du travail à faire pour vivre dans un milieu sans violence.

« La violence est plus que seulement physique, fait valoir Mme Roux. Elle est verbale, psychologique, etc. C’est celles-là qu’on voit le plus souvent. C’est bien avant les coups. C’est la façon dont les jeunes se parlent entre eux, le fait de dénigrer des gens, par exemple. Ça aussi, c’est de la violence.

« Le besoin d’un organisme comme le nôtre est toujours aussi présent. Ce qu’on observe, c’est que les professeurs sont un peu dépassés. Ils se retrouvent avec une double tâche, soit celle d’enseigner et de discipliner. Il y a aussi un manque d’intervenants. Ils sont contents quand on arrive. On est un coup de pouce de plus dans leurs enseignements. »

Lutter contre la violence est toutefois un travail à long terme. Les résultats ne sont souvent pas visibles au départ, mais c’est en vieillissant qu’on réalise le changement dans son comportement ou comment une personne a été influente dans son enfance, mentionne Mme Perron.

Malgré tout, il y a quelques cas qui confirment que l’organisme a un impact dans la vie des jeunes.

« Un jour, on a été approché par un enseignant pour donner un atelier sur les agressions sexuelles, raconte Mme Roux. Une de ses élèves en avait été victime et s’était confiée à lui. Toutefois, elle ne voulait pas dénoncer ses agresseurs. On y est donc allé pour faire notre atelier, sans cibler personne en particulier. Après notre présence, on a appris qu’elle avait porté plainte. C’est une belle réussite. Ça nous prouve qu’on a bien fait notre travail, car elle a réalisé la gravité des actes portés contre elle. »

Le GCC la violence est situé au 545, rue Joliette. Pour connaître les activités offertes à l’Appart, le centre d’intervention psychosocial géré par l’organisme, et au Studio jeunesse, lieu de rencontres et de loisirs pour adolescents, ou encore pour s’informer des ateliers, on visite le site Internet www.gcclaviolence.org ou on joint l’organisme au 514 872-9210.

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