Seconde édition de « Hochelaga-Maisonneuve en forme »
Au cours de la journée, les élèves ont pu s’initier à plusieurs sports ou activités proposés par les organismes sportifs et communautaires du quartier : hockey, ultimate frisbee, basketball, vélo BMX, planche à roulettes, etc. Toutes les occasions étaient bonnes pour bouger.
Les judokas Ernst Laraque et Sarah Mazouz, respectivement champion canadien et championne québécoise, se sont entretenus avec les jeunes pour leur parler de persévérance et de détermination, dans la vie comme dans le sport.
Les activités s’inscrivaient dans le cadre de la Semaine de l’activité physique de la Commission scolaire de Montréal, dont l’objectif est de redonner le goût de l’exercice aux adolescents.
En 2000, le Comité scientifique de Kino-Québec soulignait qu’à l’âge de 12 ans, la majorité des enfants (des pays industrialisés) présentaient au moins un facteur de risque de développer une maladie cardiovasculaire, soit par leur obésité, leur pression artérielle élevée, leur consommation de tabac ou leur sédentarité.
« La sédentarité est un véritable problème. Pour la combattre, il faut sensibiliser les jeunes aux bienfaits de la pratique sportive, les informer sur les saines habitudes de vie et l’importance de s’alimenter sainement.
« Nous espérons qu’une journée comme celle que nous avons organisée suscitera leur intérêt sur ces sujets, leur fera découvrir de nouvelles activités et les responsabilisera à leur propre santé », explique Guillaume Roy, enseignant à l’école secondaire Chomedey-De Maisonneuve.
À la fin de la journée, le groupe Samajam a offert un spectacle interactif de percussions aux élèves.
Défi sans écran…
Les organisateurs en ont aussi profité pour lancer le « Défi sans écran ». Quatre groupes d’élèves – deux de deuxième secondaire et deux de quatrième secondaire – tenteront de se passer des écrans (cellulaire, ordinateur, jeux vidéo et télévision) pendant 10 jours consécutifs.
Les élèves ont un nombre de points prédéterminés. Chaque fois qu’ils utilisent un « écran », ils doivent soustraire le nombre de points correspondant à la période d’utilisation.
L’objectif est de conserver le maximum de points, donc de faire abstraction des « appareils-écrans » durant leurs loisirs. L’initiative est pilotée par Stéfanie Brunet, directrice adjointe à Chomedey-De Maisonneuve et participante au projet.
« Ce n’est pas facile, admet Mme Brunet. Les participants doivent trouver de nouvelles façons de se divertir. La partie est loin d’être gagnée d’avance. »
L’organisme Édupax, créateur du défi, est venu rencontrer les jeunes à trois reprises pour les aider à se préparer. Cela a donné lieu à une prise de conscience chez certains élèves, notamment l’emprise de la publicité sur les adolescents.