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Il faudra payer pour faire enlever les graffitis

Il n’y a plus de budget dans l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve pour faire enlever les graffitis. Depuis plus de deux semaines, l’organisme Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur ne peut plus proposer ce service gratuitement aux résidents. En cause, la fin du budget alloué par l’arrondissement.

Depuis 2003, Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur offre un service d’enlèvement de graffitis aux commerçants et aux citoyens, avec l’aide de subventions accordées par l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM).

Depuis le début de l’année, l’organisme a effectué 226 interventions, plus particulièrement au cours des mois de juin et juillet. Mais le budget octroyé par l’arrondissement est arrivé à son terme.

« Cette année, notre budget a été coupé quasiment de moitié. On touchait 110 000 $ et on a reçu 60 000 $ pour 2014, alors nos caisses sont vides. Nous sommes obligés de mettre fin au service gratuit pour le moment », indique Benoit Rey, le coordonnateur du service d’enlèvement de graffitis à l’organisme Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur.

En attendant, les demandes des commerçants et, surtout, des citoyens affluent.

« Nous avons 120 demandes en attente, indique M. Rey. Les gens vont devoir se débrouiller tout seul et payer pour faire enlever les graffitis. »

L’arrondissement conscient du problème

Lors du conseil d’arrondissement, le maire Réal Ménard, a reconnu que la situation pouvait être compliquée pour l’organisme.

Cependant, l’administration ne prévoit pas réinjecter de l’argent pour l’enlèvement des graffitis avant le prochain budget [NDLR: le budget sera voté lors du prochain conseil d’arrondissement, le 7 octobre].

« On a dû faire des choix et on a été clair avec l’organisme qu’une fois les budgets épuisés, ce serait terminé. L’an dernier, on avait à récupérer quelques millions de dollars et on a fait le choix de ne pas couper dans les services aux citoyens », a indiqué M. Ménard.

Le maire a reconnu que certains secteurs de MHM étaient touchés par les graffitis.

« On est conscient que plus on intervient précocement, moins cela risque de dégénérer sur le même immeuble ou le même secteur, mais on fait face à des contraintes. Je pense que dans les choix que nous avons faits, celui-ci se défend », a expliqué le maire.

L’an dernier, Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur avait effectué près de 1000 interventions de nettoyage dans l’arrondissement.

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