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Hochelaga se mobilise pour ses écoles

Photo: Audrey Gauthier/TC Media

De nombreux parents, élèves et employés d’écoles montréalaises, notamment à Hochelaga-Maisonneuve, se sont réunis, le 1er juin, pour protéger leur école publique en créant une chaîne humaine autour de leur établissement scolaire.

Les écoles Notre-Dame-de-l’Assomption, Saint-Jean-de-la-Salle et Maisonneuve se sont mobilisés pour dénoncer les nombreuses compressions effectuées par le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MEESR) et la Commission scolaire de Montréal (CSDM).

«Ce n’est pas vrai que les coupes ne touchent pas les services aux élèves. On n’offre plus un service de base et adéquat pour l’éducation de nos enfants», déplore Samuel Pignedoli, père d’un futur élève de Hochelaga-Maissoneuve.

«Pour répondre aux demandes gouvernementales, on doit faire des choix déchirants. On fait ceux qui font le moins mal, mais peu importe la compression, ça fait mal. Actuellement, c’est comme si on nous demandait de nous couper une main et de choisir celle qui dérangera le moins. Sinon, on nous menace de nous mettre sous tutelle», souligne la commissaire scolaire de Hochelaga-Maisonneuve, Diane Beaudet.

Parmi les compressions, on note l’abolition, entre autres, d’employés sur l’entretien ménager, d’orthopédagogues et de la mesure alimentaire dans certains secteurs. Pour l’école Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, c’est plus de 140 élèves qui n’auront plus accès à des repas à prix modiques pour le dîner.

«Là on touche aux plus démunis. On coupe chez eux en premier. On a réussi à prendre des choses à des gens qui n’ont rien», lance Nicolas Sado, père de deux élèves de cet établissement scolaire.

«Le programme d’aide alimentaire est modifié. Nous avons augmenté le nombre de collations à cinq par jour pour les écoles ayant un taux de défavorisation de 20 à 30. Nous sommes loin de penser que c’est parce que ces jeunes n’ont plus besoin d’aide. Nous tentons de voir avec des organismes du secteur pour trouver une solution compensatoire», souligne Mme Beaudet.

La réduction du nombre de concierges inquiète également des parents de l’école située sur le boulevard Pie-IX, actuellement en travaux.

«Si on coupe dans le ménage, pendant qu’on est en travaux, il y aura plus de poussière. On est inquiet de l’environnement dans lequel étudieront nos enfants. On ne veut pas revivre les problématiques de qualité de l’air qu’ont vécu les écoles de la rue Adam», lance Hervé Pariente, président du conseil d’établissement de l’école Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle.

Censure
M. Hervé s’est dit déçu par la CSDM qui a censuré la transmission d’informations du CÉ. En effet, le directeur général de l’organisme scolaire a demandé aux écoles de ne transmettre aucun document au sujet de la mobilisation du 1er juin dernier dans les sacs d’école des élèves, car «ceci correspondrait à de la propagande».

«C’est un non-sens. La CSDM se croit au-dessus des lois en nous empêchant de diffuser de l’information», indique M. Pariente qui a confirmé ses doutes auprès d’un avocat.

Les parents et le CÉ comptent poursuivre leur mobilisation, notamment à la prochaine rentrée scolaire.

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