Montréal
09:54 15 octobre 2020 | mise à jour le: 15 octobre 2020 à 16:31 temps de lecture: 3 minutes

Les Nord-Montréalais respectueux des mesures, selon un sondage

Les Nord-Montréalais respectueux des mesures, selon un sondage
Photo: Olivier Faucher - Métro Média

Une forte majorité de Nord-Montréalais affirme avoir adopté la plupart des gestes barrières contre le coronavirus, selon un sondage réalisé dans la communauté.

Après avoir questionné plus de 1700 citoyens, la Table de quartier de Montréal-Nord conclut que ceux-ci sont non seulement bien au fait des mesures sanitaires, mais les appliquent également.

Près de 95% des répondants affirment tousser dans leur coude. 98% respectent le port du masque obligatoire et la même proportion respecte la distanciation physique. Quatre citoyens sur cinq savent où passer un test de dépistage et un citoyen sur deux lave son masque après l’avoir utilisé.

«Je constate que ces chiffres sont très, très élevés, analyse l’agent de recherche Massyl Tamzali. La population à Montréal-Nord semble respecter les mesures, elle est plutôt bien informée et adaptée à la situation.»

En outre, le rapport cible les «besoins urgents» dans la population. Près de 60% des citoyens ont déclaré avoir souffert du stress, de la peur ou de l’anxiété. Un citoyen sur cinq connait une souffrance psychique.

On note aussi que 13% des répondants sont affectés par une perte d’emploi, que 7% éprouvent des difficultés à se nourrir et que 14% ne disposent pas de matériel sanitaire en quantité suffisante.

Le travail des agents-relais

Ces chiffres ont été obtenus dans le cadre du projet des «agents-relais».

Ces quarante personnes principalement liées à des organismes communautaires ont sondé des citoyens nord-montréalais en leur demandant de remplir un questionnaire.

Ces chiffres sont censés guider les autorités dans leurs actions dans l’arrondissement.

Déstigmatiser le territoire

Pour Massyl Tamzali, les données permettent de défaire des préjugés qui se sont formés sur Montréal-Nord quand le secteur était devenu l’épicentre canadien de la pandémie.

«Il faut prendre le problème à rebours et déstigmatiser l’image de Montréal-Nord. Montréal-Nord a été médiatisé comme un vecteur de transmission, un point chaud alors qu’il s’agit d’un milieu complexe.»

Quant aux enjeux sociaux soulevés par le questionnaire, M. Tamzali souligne que la pandémie a aggravé des problèmes qui existaient déjà.

«Ça a aggravé des inégalités qui expliquent en partie pourquoi Montréal-Nord a été un secteur chaud», soutient-il.

Le projet des agents-relais a été prolongé jusqu’en décembre prochain.

En pleine deuxième vague, Montréal-Nord a enregistré des chiffres qui se situent dans la moyenne montréalaise. La directrice de la santé publique a toutefois identifié l’arrondissement comme étant parmi les «quartiers chauds» au cours de son dernier point de presse.

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