Montréal-Nord
10:56 22 juillet 2021 | mise à jour le: 22 juillet 2021 à 12:02 Temps de lecture: 2 minutes

Violence conjugale : une nouvelle intervenante accompagnera les victimes à Montréal-Nord

Violence conjugale : une nouvelle intervenante accompagnera les victimes à Montréal-Nord
Photo: olegdudko/123RFUne intervenante accompagnera les femmes victimes de violence conjugale dans leurs démarches auprès de la police.

Alors que la flambée de violence conjugale se poursuit au Québec, le Centre des femmes interculturel Claire (CFIC) de Montréal-Nord embauchera une intervenante pour accompagner les victimes dans leurs démarches avec la police et le système de justice.

Grâce à un financement de 30 000 $ offert par l’arrondissement de Montréal-Nord, le CFIC embauchera une personne qui aidera les femmes à naviguer à travers le système judiciaire au Québec. Elle les dirigera vers les ressources existantes, notamment le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC).

« Il y a des femmes immigrantes qui ne connaissent pas leurs droits. Cette personne pourra les accompagner et leur expliquer qu’il y a des lois qui existent au Québec pour les protéger », explique Micheline Cantave, directrice du CFIC depuis vingt ans.

Une année intense

En trente ans d’intervention auprès des femmes, Mme Cantave n’a jamais connu d’année aussi intense.

« J’en ai vu des vertes et des pas mûres, mais cette année, c’est particulier. […] La pandémie est venue accentuer les problèmes, elle les a doublés », observe-t-elle.

La situation était pourtant déjà loin d’être rose à Montréal-Nord. Cet arrondissement compte plus de sept victimes de violence conjugale pour 1000 femmes, un taux près de deux fois plus élevé que celui de l’ensemble de la métropole, selon un rapport commandé par l’arrondissement et publié avant la pandémie.

Mettre en place des services d’accompagnement au cours des procédures policières et judiciaires était l’une des recommandations de ce rapport rédigé par l’équipe Trajetvi, constituée de chercheurs universitaires et d’intervenantes sur le terrain.

Cette nouvelle ressource au CFIC viendra combler un manque, mais ne réglera pas tout, prévient Mme Cantave.

Elle déplore qu’il n’existe toujours pas de maison d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violence à Montréal-Nord. « On a le centre Nouvelle-étape, mais il faut aller ailleurs avant d’atterrir à Nouvelle-étape. Ça prendrait un hébergement d’urgence où elles peuvent aller », insiste-t-elle.

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