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Pas juste le 14 février pour aimer

Nous sommes le 14 février et je suis au clavier de mon ordinateur pour vous écrire ma chronique. Il va de soi que je vais vous parler de la Saint-Valentin, fête des amoureux. Il faut dire, écrire des mots doux à l’être aimé et, bien sûr, lui offrir des chocolats ou des fleurs. Aujourd’hui le 14 février, tout nous le rappelle, les publicités, la télé, la radio… On ne peut y échapper. Alors, le 15 février, notre argent dépensé, il suffit de passer à autre chose ?

Si vous êtes seul, sans amoureux ou sans argent, si vous n’avez pas acheté les chocolats qui s’empilent sur les étagères des magasins ou, plus cher, un bouquet de fleurs chez le fleuriste, vous devez vous sentir mal ? En tous cas, ce serait «normal », car l’industrie du chocolat et des fleurs fait tout pour cela. Car la Saint-Valentin, c’est payant. Et pas seulement à Montréal-Nord. En France, les fleuristes gagnent en cette journée autant qu’en une semaine habituelle ! Au Japon, cette fête n’existait pas avant que les fabricants l’introduisent à grand coup de messages publicitaires au siècle dernier.

Pourtant, on oublie que la Saint-Valentin, c’est la fête des amoureux ET de l’amitié. Mon fils est rentré à la maison ce soir avec des cadeaux que ses amis, garçons et filles s’étaient échangés pour souligner leur amitié, pour manifester leur appréciation réciproque : plein de messages émouvants, confectionnés avec des bouts de carton de couleur, quelques crayons, un peu de colle et plein d’imagination !

Quand vous lirez cette chronique, la Saint-Valentin sera chose du passé depuis plusieurs jours. Alors, pourquoi y revenir ? Parce que les témoignages aux personnes que nous apprécions peuvent se transmettre en toutes sortes d’occasions, à longueur d’année : auprès de notre amoureuse ou de notre amoureux, bien sûr, mais aussi auprès de nos amis, nos voisins, nos collègues, etc. Il n’est pas nécessaire d’attendre que les campagnes publicitaires nous dirigent vers les magasins à rayon. Un mot, une remarque suffisent. J’en reçois régulièrement, mais j’ai l’impression de ne pas le faire assez souvent.

De temps en temps, je vais me répéter ce proverbe : Aimer, c’est trouver sa richesse hors de soi.

Patrice Rodriguez

coordination@parole-dexclues.ca

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