Des loyers hors de contrôle
Le CLMN rappelle que les locataires ont le droit de refuser une hausse abusive de loyer et peuvent demeurer dans leur logement. Beaucoup de locataires croient qu’un refus entraîne nécessairement un déménagement. Or, c’est faux. Les locataires ont un mois à compter de la réception de l’avis pour refuser la hausse ou toute modification proposée au bail. Le CLMN constate que les locataires exercent peu ce droit, et ce, par crainte de représailles.
Hausse abusive : comment évaluer?
Afin de déterminer le caractère abusif d’une hausse de loyer, il faut disposer de certaines informations.Outre le taux d’ajustement de la Régie (pour un logement non chauffé 0.9 %, pour un logement chauffé à l’électricité 0.9 %, au gaz 0.2 % ou au mazout 1.7 %), les locataires doivent connaître la variation des taxes foncières et le montant des travaux majeurs effectués dans le logement ou l’immeuble. Il est vrai qu’il peut être difficile pour des locataires de statuer sur une augmentation de loyer. Le CLMN invite les locataires à les contacter afin d’être soutenus dans leurs démarches.
Pour être mieux informés
De plus, une assemblée publique sur le thème des hausses de loyers aura lieu à la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord (12004 Rolland, local 222) le mardi 5 février prochain, à 18 h 30. Un autre atelier d’information sur ce sujet est offert le 5 mars à 18 h 30. L’inscription est obligatoire. Renseignements : CLMN, 514 852-9253.
(Source : CLMN)