Freiner le « génocide » des animaux domestiques
La première phase de ce projet, qui devrait être lancé au début de 2013, consistera à recueillir des dons et des commandites de nourriture pour animaux ainsi qu’à établir un partenariat avec un ou deux vétérinaires. Ainsi, « L’Arche de Guill et Lumy », le nom choisi pour ce futur organisme à but non lucratif, pourra venir en aide à des personnes qui peinent à nourrir leurs animaux ou qui auraient intérêt à les faire stériliser, une méthode reconnue pour contrôler le nombre d’animaux abandonnés ou euthanasiés. Ceux qui sont déjà sous l’aile de M. Onsow vont aussi bénéficier des dons et commandites recueillis.
Puis, dans une phase subséquente, l’homme rêve d’ouvrir un vrai refuge dans un local indépendant de son animalerie qu’il considère pour l’instant comme un petit sanctuaire privé. Dans ce refuge, des animaux laissés à l’abandon pourront être hébergés et ensuite adoptés. Mais cette deuxième phase va nécessiter un budget beaucoup plus élevé et les boîtes de dons qu’il prévoit déployer un peu partout à Montréal-Nord ne suffiront sans doute pas à financer le tout. D’où l’idée d’y adjoindre des services de toilettage, un musée des animaux même, en vue d’autofinancer l’aventure.
Réinventer le mot refuge
« Je veux réinventer le mot refuge parce que pour l’instant ça équivaut souvent à quêter des subventions pour survivre et être obligé d’euthanasier les animaux. Des histoires comme celle du Berger blanc, ça me fait dire que ce n’est pas tant eux qu’on doit blâmer, mais plutôt la société qui ne prend pas soin de ses animaux. Nous devons nous poser la question : on continue le génocide des animaux domestiques ou on se prend en main? », lance l’homme, entouré de ses chiens et du lapin qui coure à gauche et à droite en agaçant un après l’autre les chats qui tentent de dormir dans plusieurs racoins de l’animalerie.
Pour la première phase de son projet, M. Onsow a des objectifs modestes. « Tout dépendra des dons recueillis, et peut-être d’éventuelles subventions. Qu’on ait amassé 3000 $ ou 100 000 $, on part. Même si on ne réussissait à venir en aide qu’à quelques familles au début, ce sera déjà ça. Stériliser cinq chats dans autant de familles, ou les nourrir pour éviter qu’ils soient abandonnés, à la fin d’une année ça peut vouloir dire 50 chats errants de moins vu la rapidité à laquelle ils se reproduisent », dit-il, alors que son sympathique petit Pitbull, vêtu d’un gilet de laine multicolore, entreprend de défendre les chats et de chasser joyeusement le lapin qui décampe dans l’arrière-boutique.
L’homme aux mille projets – il a déjà organisé un « Hawaiian dog tropic » du plus beau chien mouillé, rêvé d’ouvrir un restaurant où les chiens seraient les bienvenus, ce qui est sans compter son Noël des animaux qui se déroulera le 23 décembre, désire impliquer les citoyens de Montréal-Nord dans son projet d’organisme de bienfaisance. Il propose donc un concours visant à doter celui-ci d’un logo et les intéressés sont invités à faire parvenir leurs créations, inspirées par la lutte à la cruauté envers les animaux, à sa boutique située au 6355 boulevard Léger.