Une épicerie communautaire pour l’îlot Pelletier?
Qu’est-ce que l’autonomie alimentaire? « Avoir le choix », a répondu un citoyen. « Avoir accès à de la nourriture de qualité et à bon prix », a répondu un autre.
Les sources d’approvisionnement de l’îlot Pelletier sont déficientes. Selon la Direction de santé publique, les personnes non motorisées devraient avoir accès à des aliments santé dans un rayon de 500 mètres de leur domicile.
Les résidents de l’îlot Pelletier n’ont pas cette proximité. La Direction de santé publique la qualifie d’ailleurs de zone de « désert alimentaire ».
En 2009, le RCIP a créé un comité de sécurité alimentaire afin de trouver des solutions pour les gens du quartier. Une idée en particulier s’est hissée en haut de la liste : celle de mettre sur pied une sorte d’épicerie communautaire ou un magasin général.
Un groupe d’achat
Depuis la dernière année, un groupe d’achat fonctionne à l’intérieur du réseau d’échanges de services l’Accorderie. En devenant membre de ce service, il est possible d’économiser entre 25 % et 35 % sur le prix de sa facture d’épicerie. L’Accorderie est un système d’échange de services entre individus ainsi, les utilisateurs sont tenus d’offrir deux heures d’un service quelconque pour accéder à un panier d’épicerie à prix réduit. Les membres peuvent avoir recours à ce service une fois par mois. Par contre, les produits en surplus sont mis en vente au local de la rue Pelletier.
Quelques marchés publics ont également été tenus au parc Sauvé l’été dernier. À cette même période, un jardin collectif a été cultivé par l’ensemble des membres, ce qui leur a permis de récolter au-dessus de 1000 $ en légumes.
Regroupement des initiatives
Les organisateurs ont eu le désir de regrouper toutes ses initiatives à l’intérieur d’un seul projet. Ils développent donc un plan pour ouvrir un magasin d’alimentation accessible.
Ils désirent aussi augmenter le nombre de fois dont les membres peuvent avoir recours au service et offrir un service de livraison. En complément, ils aimeraient ouvrir un café citoyen qui favoriserait la création d’emploi et permettrait au projet de survivre financièrement.
Le 8 décembre, les citoyens ont également discuté de la viabilité du projet. Selon eux, l’un des défis sera de maintenir l’intérêt des gens. Ils suggèrent aussi de définir des catégories de membres. Ainsi, ceux qui fréquenteraient l’épicerie communautaire plus souvent auraient droit à de plus grandes économies.
David Dufour, chargé de mobilisation citoyenne de parole d’excluEs, a rappelé aux citoyens que plusieurs commerces d’alimentation du quartier avaient fermés. « Pourquoi n’ont-ils pas été en mesure de survivre? », a-t-demandé. Certains croient que ces commerces n’offraient pas de produits frais et à bon prix. « Si un marchand n’a pas un concept unique, il est voué à l’échec », a lancé un citoyen.
Une étude de faisabilité devrait être faite en 2012.