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Marcel Parent: un maire qui a fait l’histoire

La Ville de Montréal-Nord est issue de la paroisse du Sault-au-Récollet. Peuplée dès le XVIIIe siècle et fondée le 1er juillet 1845, la paroisse rurale du Sault-au-Récollet, comptait dans ses rangs des parties des villes de Saint-Léonard et Montréal-Nord ainsi que des quartiers Ahuntsic, Bordeaux et Saint-Michel.

C’est le 5 mars 1915 que la ville de Montréal-Nord a obtenu officiellement son autonomie. La première assemblée du conseil municipal s’est déroulée dans une petite école du nom de Saint-Charles. Puis, devant certaines difficultés, le conseil municipal a déménagé sur l’avenue Saint-Julien. Dès 1917, les séances du conseil se sont déroulées dans le nouvel hôtel de ville, situé à l’emplacement actuel, sur la rue Charleroi, où cohabitaient également la caserne de pompiers et le poste de police.

À ce moment, seulement 996 âmes composent ce petit village, qu’est Montréal-Nord. Cependant, il ne faudra pas attendre longtemps pour voir s’accroître cette population. Dès 1950, le village est considéré comme une vraie ville et l’on y dénombre plus de 12 000 habitants.

Par la suite, la ville de Montréal-Nord a connu une véritable explosion démographique et a atteint le nombre record de 98 045 citoyens en 1976. Pendant les années suivantes, l’engouement pour Montréal-Nord diminua, plusieurs jeunes adultes troquèrent les facilités de la grande ville pour la tranquillité des banlieues situées hors de l’île de Montréal. L’arrivée de nombreux immigrants notamment d’origine italienne et haïtienne a contribué à freiner la baisse de la population.

Puis, la population nord-montréalaise a connu un fort déclin. Selon Statistique Canada, Montréal-Nord a décroché le titre de ville ayant connu la plus forte décroissance à travers le Canada. Le recensement de 2001 nous indique cependant que la population s’était stabilisée au cours des années 1995-2000, enregistrant même une croissance de 2,5%. La ville comptait quelques 83 000 citoyens. Parmi les villes au Québec, la population de Montréal-Nord se classait au cinquième rang, en importance. Sur l’île de Montréal, la ville de Montréal-Nord constituait avant les fusions municipales de 2002 la deuxième municipalité la plus populeuse, après Montréal bien entendu.

Les limites du territoire de Montréal-Nord n’ont guère bougé depuis la création de la ville. C’est plutôt le type d’occupation qui s’est modifié. Vers le milieu du siècle, il y avait encore des terres cultivées à Montréal-Nord. Le sud et l’est de la ville ont connu une expansion très tardive.

Le 1er janvier 2002, l’ancienne ville de Montréal-Nord fut fusionnée à la ville de Montréal. Cette date marquait officiellement la naissance de cette nouvelle entité composée de 27 arrondissements et comptant dorénavant 1,8 million d’habitants, soit le double de la population de l’ancienne ville de Montréal. Chaque arrondissement est doté d’un conseil et d’un président d’arrondissement.

Montréal-Nord avec ses limites géographiques actuelles est devenue un des 27 arrondissements de la grande ville. Il est divisé en deux districts électoraux : Marie-Clarac et Ovide-Clermont. Pour se faire représenter, les 57 100 électeurs comptent maintenant sur trois conseillers municipaux et sur deux conseillers d’arrondissement.

Les conseillers municipaux siègent au conseil municipal ainsi qu’au conseil d’arrondissement, alors que les conseillers d’arrondissement répondent exclusivement aux citoyens du secteur et ne siègent qu’au conseil d’arrondissement. Parmi ces élus, l’ancien député de Sauvé, Marcel Parent, a agit comme président de l’arrondissement dès 2002 jusqu’à décembre 2003 – la loi 33 modifiant la Charte de la Ville de Montréal adoptée le 18 décembre 2003 remplace le poste de président d’arrondissement par celui de maire d’arrondissement, accordant au maire d’arrondissement les pouvoirs de tout maire d’une municipalité à l’égard des domaines de compétences relevant du conseil de l’arrondissement – puis maire de l’arrondissement jusqu’à 2009. De même, pour les périodes 2001 et 2005, Marcel Parent a occupé la fonction de président du conseil municipal de la Ville de Montréal.

Né à Montréal, le 6 avril 1932, Marcel Parent est le fils d’Ernest Parent, journalier-menuisier, marié le 18 juin 1931 à Léonie Bouthillier. Il a étudié au collège Notre-Dame. Titulaire d’un baccalauréat en éducation physique et en récréation de l’Université de Montréal depuis 1954. Marié à Denise Comtois, enseignante, Denise Comtois est la fille d’Albert Comtois marié le 11 janvier 1930 à Lucienne Jobin.

Citoyen du quartier Hochelaga-Maisonneuve, Marcel Parent s’est implanté dans la Ville de Montréal-Nord en 1962. La famille s’est établit sur le boulevard Fredmir (aujourd’hui Sainte-Colette) dans le quartier domiciliaire connu sous le nom de Terrasse des Érables. Les enfants, Johanne, Marie-Claude et Lise, ont fréquenté, tour à tour, les écoles Frédéric-Ozanam, Sainte-Colette, Louis-Joseph-Papineau, Henri-Bourassa et le collège Marie-Victorin. Lise, la plus jeune des filles, a fait partie du Club de natation de Montréal-Nord et est devenue plus tard sauveteuse et instructrice aux piscines municipales. Denise Parent a été très présente dans les écoles Sainte-Colette, Sainte-Gertrude et Saint-Vincent-Marie. Marcel Parent a occupé le poste de secrétaire, puis de président du Comité de parents à l’école Sainte-Colette.

Chargé de cours à l’extension de l’enseignement de l’Université de Montréal dans le domaine de la récréation. Marcel Parent a agit à titre de consultant pour la création des services de loisirs municipaux dans quatre municipalités du Québec. Il a fait carrière à la Ville de Montréal: employé au Service des parcs, Directeur adjoint au Service des sports et loisirs de 1980 à 1984.

Secrétaire et vice-président du comité régional consultatif de parents de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) de 1970 à 1972. Commissaire, membre du comité exécutif de la CECM de 1980 à 1983, puis président de juin 1983 à juin 1984.

Marcel Parent a été élu député libéral dans Sauvé à l’élection partielle du 18 juin 1984, en 1985, en 1989 et en 1994. Il fut président de la Commission de l’éducation du 11 février 1986 au 9 août 1989, président du caucus des députés du Parti libéral du 29 novembre 1989 au 11 janvier 1994, adjoint parlementaire du ministre de l’Éducation et ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science du 29 novembre 1989 au 31 octobre 1990, et, du ministre de l’Éducation du 31 octobre 1990 au 14 août 1991, puis président de la Commission des institutions du 26 janvier au 24 juillet 1994. Il ne s’est pas représenté en 1998.

Michelle Allaire, qui fut candidate à la mairie de Montréal-Nord pour l’Équipe Louise O’Sullivan – Parti Montréal Ville-Marie, a déjà remercié Marcel Parent pour les années qu’il a consacré à servir sa communauté. Elle s’est exprimée en ces termes « Marcel Parent a consacré la plus grande partie de sa vie au service des citoyens de Montréal-Nord non seulement à la mairie de l’arrondissement, mais comme député de Sauvé à l’Assemblée nationale du Québec et comme président de la Commission des écoles catholiques de Montréal, la CECM – aujourd’hui devenue la CSDM, – qui, à l’époque desservait notre ville. Je veux lui dire merci pour son dévouement et pour le travail qu’il a accompli pour nous. Sur ses années en politique, je garderai le souvenir d’un véritable gentilhomme respectueux de tous les élus, collègues ou adversaires, et d’un homme passionné par le service public et l’amélioration de notre qualité de vie », de conclure Mme Allaire. Marcel Parent a quitté la vie politique en 2009.

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