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Une chronique de Roger Lagacé, collaborateur citoyen

Joseph Cadieux est né à Pointe-Saint-Charles, le 15 mars 1879, et y a résidé les premières années de sa vie. En 1887, la famille est venue s’installer au village du Sault-au-Récollet, dans une maison de la rue du Pressoir. En 1893, les parents décident de s’établir au 3265 du boulevard Gouin Est, dans la municipalité du Sault-au-Récollet, dans une maison construite en 1845.
 

Vers l’âge de 15 ans, Joseph Cadieux s’engage comme palefrenier, à l’auberge située tout près de la maison familiale. C’est un lieu qui sert de relais et où l’on accueille les voyageurs et aussi leurs chevaux. Puis, il a occupé différents emplois tels que constructeurs de maisons, chargement de bateaux, l’été, déblaiement de la neige et livraison du pain, l’hiver. Cette période perdure durant quatre ans, il quitte le Canada, en 1898, pour aller vivre chez un oncle aux États-Unis. Il revient au pays en 1902 et il s’engage comme postier et agent d’assurances.

Il est nommé secrétaire municipal de la paroisse du Sault-au-Récollet, lors d’une assemblée tenue le 24 janvier 1906. Ses principales tâches consistent à percevoir les taxes et la confection des listes électorales. À l’assemblée subséquente, le choix est contesté. Il est proposé de réengager l’ancien secrétaire, Omer Giroux. Devant cette situation confuse, Giroux se désiste et c’est à l’unanimité que Joseph Cadieux est désigné secrétaire du Conseil.

En 1912, à une assemblée tenue le 28 septembre, il est reconduit au poste de secrétaire-trésorier et nommé superviseur du service d’eau et inspecteur des chemins de la municipalité du Sault-au-Récollet. Il cumule les trois fonctions et reçoit un traitement de 700. $ par année.

En plus de travailler dans le domaine municipal, Joseph Cadieux s’intéresse au domaine scolaire. En 1909, il devient secrétaire-trésorier de la commission scolaire St-Charles-du-Bas-du-Sault, poste qu’il occupera jusqu’à l’annexion du territoire à celui de la Commission des Écoles Catholiques de Montréal, en 1929. En 1911, il accepte la même fonction à la Commission scolaire du Sault-au-Récollet. Il demeure en poste jusqu’en 1918, au moment où la commission des Écoles Catholiques prend possession du territoire.

En 1912, Joseph Cadieux, fils d’Adolphe Cadieux, se fait bâtir une maison, sur un terrain que lui avait vendu son père. Elle fut bâtie du côté ouest de la rue Cadieux, au bord de la rivière des Prairies. Elle avait comme adresse le no 10 et, au moment de la démolition, elle portait le no 11146. Cependant, au printemps, la crue des eaux avait fait en sorte que les glaces s’étaient arrêtées sur les murs de la maison, inondant le plancher. À l’époque, il n’y avait pas encore de centrale hydroélectrique, si bien que les eaux de la rivière pouvaient s’élever librement, au printemps. Certains nous disent avoir déjà vu des amoncellements de glace d’une hauteur de 10 pieds, sur le boulevard Gouin, à l’est de l’avenue Salk.

Aujourd’hui, cet emplacement à fait place à une nouvelle construction, la phase un de la résidence Portofino.

Devant ce fait, le propriétaire eut tôt fait e la déménager de l’autre côté de la rue et de la rapprocher du boulevard Gouin. Ce qui permettait au soleil de réchauffer la maison en période hivernale

Joseph Cadieux a épousé Aurore Delorme le 15 janvier 1913 en l’église Saint-Léonard-de-Port-Maurice.

À la fin de 1914, il ne reste plus de la paroisse du Sault-au-Récollet que la partie surnommée « le Bas-du-Sault », Joseph Cadieux occupe encore le poste de secrétaire-trésorier. Le Conseil des élus, de la partie restante de la paroisse, s’adresse alors au gouvernement du Québec, au moyen d’une pétition, pour obtenir le statut de ville et augmenter ses pouvoirs. C’et le 5 octobre 1914, qu’on a confié à un conseiller juridique le mandat de faire les démarches appropriées. Joseph Cadieux sera ainsi le premier secrétaire-trésorier de la ville de Montréal-Nord, de mars 1915 au 7 février 1924.

Joseph Armand ou Joseph Aumand Cadieux?

Plusieurs croyaient qu’il s’agissait d’Armand, autre prénom. Il n’en est rien. À l’époque, Joseph était le patronyme le plus populaire pour désigner les garçons Pour éviter cette confusion, Joseph Cadieux avait ajouté le nom de famille de sa mère. Le 4 mars 1919, son père fit entériner cette nouvelle désignation par les autorités législatives du Québec : Joseph-Aumand Cadieux.

Période contemporaine

La famille Cadieux a occupé la maison jusqu’à la fin des années 1960.

À l’occasion du 50e anniversaire de la ville de Montréal-Nord, monsieur le maire, Yves Ryan, remit une plaque commémorative à la famille Cadieux.

Elle fut placée sur le mur, à l’entrée. On y lit:

1915- 1965

Cite de Montréal-Nord

Remise d’une plaque souvenir commémorative

Par Yves Ryan

Au mois d’octobre 1985, M. Rodolphe Démonte et dame Lauraine Bérubé se sont portés acquéreurs de la maison Cadieux. En 1992, Ginette Démonte fit de même. Puis, elle vendit la maison à Bertrand Fortin, policier de profession. La maison fut inoccupée pendant trois années. Un incendie eut lieu. Dame Monique Primeau Leblanc en son acquisition en 1994. Elle mit trois années pour la rénovée, et en 1997, elle l’habita jusqu’à ce jour.

La charpente est d’origine. Les poutres sont aussi en place. Les arbres du temps en témoignent. Les murs sont en pierre. Et le toit français. À l’étage il y a trois chambres.

Cette maison témoigne de sa valeur historique inestimable. La maison Cadieux est à la recherche d’un nouvel acquéreur!

 

 

 

 

 

 

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