Abolition des élections scolaires, un chambardement de l’éducation publique selon la CSPÎ
Selon le président de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ), Miville Boudreault, le projet de loi abolissant les élections scolaires du ministre de l’Éducation du Québec, François Blais, chambarderait le fonctionnement de l’éducation publique au Québec.
«Qu’en est-il de l’éducation publique au Québec? En quoi ce projet de loi servira-t-il l’essor des écoles publiques qui appartiennent à l’ensemble de la population, et non uniquement aux parents ou au personnel qui y travaille? En quoi ce brassage de structures fera-t-il mieux réussir les élèves?», demande M. Boudreault, par voie de communiqué.
Dans le projet de loi, le conseil des commissaires cèderait sa place à un conseil scolaire, composé de parents, d’employés de la commission scolaire et d’écoles et de membres de la communauté. Les personnes provenant de la collectivité pourraient être désignées par scrutin si un nombre suffisant de parents en fait la demande.
«Quel message le gouvernement cherche-t-il à transmettre avec cette démocratie facultative et tronquée? La démocratie n’est plus une valeur fondamentale et non négociable de notre société?», questionne M. Boudreault.
Même si les élections scolaires étaient abolies, la taxe scolaire serait maintenue. Le président dénonce le manque de transparence du ministre sur les nouveaux mécanismes de perception de cette taxe.
«Le silence du ministre sur le sujet cache-t-il une hausse éventuelle du fardeau fiscal des contribuables», lance le président de la CSPÎ.