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14:52 15 avril 2020 | mise à jour le: 15 avril 2020 à 14:52 temps de lecture: 3 minutes

Aide d’urgence

Aide d’urgence
Photo: GracieusetéLe nombre d’applications à la Mission de l’Ouest-de-l’Île est à la hausse en raison de la pandémie de COVID-19.

Cinq organismes communautaires œuvrant en sécurité alimentaire et en soutien aux personnes vulnérables profiteront d’une aide financière d’urgence de l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro afin de les aider à traverser la pandémie.

Le Refuge des femmes, la Mission de l’Ouest-de-l’Île, le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), le Fonds d’aide de l’Ouest-de-l’Île ainsi que les Services communautaires On Rock se partageront une enveloppe de 35 000$.

Près du trois quarts du montant total sera réservé à l’aide alimentaire. Selon l’ampleur et la durée de la crise, les montants pourraient être bonifiés par le conseil d’arrondissement.

Violence conjugale

La crise de la COVID-19 a entraîné beaucoup de frais additionnels pour le Refuge pour les femmes de l’Ouest-de-l’Île, qui offre aux victimes de violence conjugale une ligne téléphonique et des ressources d’hébergement. Les heures supplémentaires et les déplacements ont augmenté.

D’un autre côté, le nombre d’appels reçus a diminué en cette période de crise, un constat inquiétant selon la directrice générale, Guylaine Simard. «C’est vrai pour l’ensemble des refuges au Québec. Les femmes n’ont plus nécessairement accès à leur téléphone et ne peuvent plus appeler en cachette. Confinées à la maison, elles sont 100% du temps avec leur agresseur. Les risques augmentent», précise-t-elle.

Le Refuge a demandé aux policiers d’être vigilants quant aux stratégies utilisées par les femmes pour demander de l’aide. L’organisme fait aussi de la sensibilisation auprès des pharmacies.

Par ailleurs, le confinement empêche le CALACS d’offrir des rencontres en personne, qui sont nécessaires pour les femmes qui demandent de l’aide une première fois. L’organisme continue de donner des services à distance, notamment des suivis téléphoniques avec celles déjà inscrites.

«La crise peut avoir des impacts sur la santé mentale et poser plus d’obstacles à la guérison. Le confinement, le risque de perdre son travail ou encore le manque de routine peuvent augmenter l’anxiété, la dépression et intensifier les symptômes de stress post-traumatique», explique l’intervenante psychosociale, Thaïs Rezende.

Aide alimentaire

Partout, les demandes d’aide aux différentes banques alimentaires sont en hausse. Chez On Rock, à Pierrefonds, il a fallu acheter de la nourriture pour répondre aux besoins en plus d’avoir un employé additionnel.

Desservant 200 familles par mois en temps normal, la Mission de l’Ouest-de-l’Île s’attend à ce que le nombre de clients ait augmenté de 25 à 50 familles d’ici la fin de la crise.

La pandémie causerait des frais d’opération additionnels de 10 000$ par mois. L’organisme en est à acheter des cartes-cadeaux de supermarché afin d’aider ses clients à traverser la pandémie.

Quant au Fonds d’aide de l’Ouest-de-l’Île, la banque alimentaire de Roxboro a perdu 50% de ses revenus lorsqu’un incendie a détruit la friperie qu’elle opérait, en décembre. L’aide d’urgence devrait permettre de tenter de prévoir l’imprévisible tout en continuant à servir sa clientèle régulière, qui augmente.

Répartition des fonds

Fonds d’aide de l’Ouest-de-l’Île -8166,67$
On Rock – 8166,67$
Mission de l’Ouest-de-l’Île – 8166,67$
Refuge pour femmes – 5250$
CALACS – 5250$

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