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18:04 19 juin 2020 | mise à jour le: 19 juin 2020 à 18:04

Coronavirus: l’industrie pharmaceutique s’adapte

Coronavirus: l’industrie pharmaceutique s’adapte
Photo: GracieusetéQuelque 400 personnes travaillent normalement au siège social de Pfizer, à Kirkland.

Nouvelles normes sanitaires à respecter, perte de productivité ou encore projets de recherche pour trouver un vaccin, la pandémie a forcé les entreprises pharmaceutiques de l’Ouest-de-l’Île à s’ajuster.

Basée sur le boulevard Hymus, à Kirkland, Valeo Pharma compte 32 employés. L’entreprise se spécialise dans l’obtention de licences de médicaments développés à l’étranger et leur distribution et commercialisation au Canada.

Environ 60% des employés travaillent de chez eux. Un certain nombre d’entre eux doivent être présents à l’entrepôt, notamment les travailleurs chargés de traiter les commandes et ceux qui œuvrent dans le contrôle de la qualité.

Les vendeurs ne pouvant plus visiter les médecins en personne, la croissance des nouveaux produits a souffert. Si le chiffre d’affaires s’est plus ou moins maintenu, l’efficacité de la force de vente a chuté du deux tiers selon le chef de la direction, Steve Saviuk.

«On a lancé l’été passé Onstryv, un nouveau médicament, le premier nouveau produit pour le Parkinson en plus de 10 ans. Nos représentants ont plus de misère à avoir de l’interaction avec les médecins et les médecins ont plus de misère à voir les patients», indique-t-il.

Si aucune mise à pied n’a été nécessaire, certains représentants ont accepté de voir leurs heures de travail être coupées et l’ensemble des employés a accepté une baisse salariale pouvant aller jusqu’à 33%.

Le télétravail a réduit l’efficacité des employés du bureau de 10 à 20% selon M. Staviuk. L’entreprise a des licences pour une dizaine de produits, notamment des médicaments pour traiter la douleur, le cancer, des anticoagulants et des analgésiques.

Merck

Même si la multinationale Merck, basée au New Jersey, a demandé à ses employés de Kirkland de travailler à domicile pour limiter la propagation de la COVID-19 et de cesser les rencontres avec les prestataires de soins de santé, les travaux de recherche se poursuivent.

Un vaste programme visant la mise au point d’antiviraux et de vaccins contre le SRAS-CoV-2 a été entrepris. La firme collabore également avec divers organismes de recherche pour accélérer la mise au point de ces produits.

La pharmaceutique collabore notamment avec l’Institute for Systems Biology afin d’étudier les mécanismes moléculaires de la COVID-19, de les définir et de cibler des traitements potentiels.

La compagnie participe aussi au consortium Accelerating COVID-19 Therapeutic Interventions and Vaccines (ACTIV), mis sur pied par les National Health Institutes (NIH), le département de la santé et des services sociaux des États-Unis.

Le partenariat a pour but de cibler les vaccins et les médicaments les plus prometteurs, de simplifier les études cliniques et les processus réglementaires, et de tirer parti des atouts de l’ensemble des partenaires pour réagir rapidement à la pandémie de COVID-19 et aux pandémies futures.

Deux autres efforts scientifiques ont aussi été entrepris pour le développement d’un vaccin contre la COVID-19: une collaboration avec la International AIDS Vaccine Initiative (IAVI) et un projet d’acquisition de Themis Bioscience, une société spécialisée dans les vaccins et les thérapies de modulation immunitaire pour les maladies infectieuses, dont la COVID-19.

Merck collabore également avec Ridgeback Biotherapeutics pour développer un nouvel antiviral potentiel.

Pfizer

De leur côté, les quelque 400 employés du siège sociale de Pfizer sont en télétravail depuis trois mois. Seuls certains services essentiels sont toujours disponibles à Kirkland comme l’entretien, le service de courrier et l’informatique.

De plus, les travailleurs sur le terrain, les sous‑traitants et les fournisseurs non essentiels ont aussi reçu l’ordre de travailler de la maison.

71 000

Merck compte environ 71 000 employés dans le monde.

Onstryv

Nouveau médicament oral approuvé pour traiter le Parkinson, une maladie qui touche environ 100 000 Canadiens avec environ 6600 nouveaux cas diagnostiqués chaque année.

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