Ouest-de-l’Île

Mélanie-Anne Lalonde: infirmière en santé mentale

Photo: Gracieuseté - CIUSSS de l'Ouest-de-l'île-de-Montréal

Dans le cadre de la semaine de la profession infirmière qui se tient du 9 au 13 mai, le journal Métro a rencontré Mélanie-Anne Lalonde, une infirmière praticienne spécialisée dans le domaine de la santé mentale, venue parler de sa profession.

Depuis quelques années, Mélanie-Anne Lalonde pratique la profession d’infirmière praticienne spécialisée (IPS) en santé mentale, aux Centres de la jeunesse et de la famille Batshaw. Selon leur spécialité, les IPS peuvent fournir divers services médicaux, comme le diagnostic de maladies, la prescription de médicaments ou faire un suivi de grossesse.

«Je m’identifiais beaucoup à ce rôle de soignant, je voulais aider les gens.»

Après un début de carrière à l’Hôpital pour enfants de Montréal, Mélanie-Anne Lalonde se dirige vers une formation d’infirmière.

«Je souhaitais travailler avec une population plus défavorisée, alors j’ai fait le transfert vers le milieu des centres jeunesse.»

Elle travaille pendant plusieurs années comme infirmière clinicienne aux Centres de la jeunesse et de la famille Batshaw, qui aident les jeunes et leur famille dans des services psychosociaux, de réadaptation et d’intégration sociale, avant de constater des besoins dans le domaine de la santé mentale chez les jeunes. Elle décide alors de continuer ses études pour pouvoir fournir de nouveaux services de proximité.

«C’est une profession valorisante dans un milieu qui ne manque pas de défis à relever», souligne Mélanie-Anne Lalonde.

Ainsi, elle effectue des évaluations psychiatriques de jeunes de l’Ouest-de-l’Île en placement, seule ou en compagnie d’autres travailleurs de la santé. Une fois l’évaluation réalisée, elle prescrit un traitement au patient et s’assure du bon déroulement de celui-ci.

Pandémie et santé mentale

Pour l’infirmière, la pandémie a représenté un défi particulier pour la santé mentale des jeunes. «Pour les jeunes qui sont placés dans des centres de réadaptation des centres jeunesse, la réalité a été vraiment très difficile», souligne-t-elle, en précisant que les restrictions et l’isolement qui pouvaient en découler ont eu un grand impact sur la santé mentale de certains jeunes.  

«Il y a eu beaucoup de jeunes qui ont présenté des états de crise, probablement exacerbés par la pandémie.»

En prenant le rôle de porte-parole lors de cette semaine de la profession infirmière, Mélanie-Anne Lalonde espère pouvoir inspirer des aspirants infirmiers à suivre la voie des soins infirmiers praticiens spécialisés.

«Cette visibilité-là est importante pour faire connaître le rôle des IPS, et il y a beaucoup de besoins en matière de santé mentale et de soins psychiatriques au sein des centres jeunesse», soutient-elle.

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